Gueules cassées, conséquences physiques de la Grande Guerre

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La guerre, c’est moche. On le sait, ce n’est pas nouveau. Mais chaque guerre apporte son lot de conséquences physiques mais aussi psychologiques. Paye ton traumatisme de prendre un obus dans la tronche… Aujourd’hui je vous parle des Poilus, ceux qui ont connu le pied de tranchées, mais aussi l’horreur de la guerre et des blessures atroces, ceux qu’on appelle les Gueules cassées.

Les images peuvent heurter votre sensibilité, elles sont pour la plupart issues de la BIUSanté et vous n’êtes pas obligés de cliquer.

Les mutilés d’une guerre terrible

Durant la Première Guerre mondiale, 40% de l’armée française a été blessée de façon invalidante, au sein de ces 40%, près de 15% des soldats ont été blessés au visage. Parmi les armes de guerre, ce sont les mitrailleuses qui ont fait le plus de dégâts en occasionnant les 2/3 des blessures sur les quatre années de guerre. Mais il y a aussi les obus.

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Du coup, on compte alors plus d’un million et demi de morts, et trois millions de blessés de guerre, avec plus de trois cent mille mutilés, dont quinze mille blessés au visage, ce sont les fameuses Gueules cassées. Difficilement identifiables et souvent en état de choc, les soldats ont été victimes d’une balle de mitrailleuse provoquant fracture de mâchoire, perte d’un œil, des deux, du nez, ou encore d’un éclat d’obus avec perte de la peau, des muscles et même des os…

[Du fait de leur absence sur le terrain, peu de femmes ont été victimes de la Grande Guerre, mais il existe tout de même quelques preuves de femmes Gueules cassées. Souvent des infirmières qui n’ont pas eu peur d’aller dans les tranchées ou à proximité] Continuer la lecture

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Shunga, pornographie et censure de l’art japonais

Aujourd’hui je vous parle d’un art lointain, dans le temps et l’espace : le Shunga. Il s’agit de gravures japonaises particulièrement populaires entre le XVIIe et le XIXe siècle. Ces gravures sont pour le moins explicites et représentent différentes façons de s’aimer. Elles immortalisent des scènes de cul quoi. C’est assez fascinant. Découvrez l’histoire du Shunga (tous les liens sont érotico-pornographiques, si tu as moins de 18 ans, va plutôt lire l’article sur les chats).

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Shunga, ça veut dire quoi ?

Dans un premier temps, il est important de savoir que le Shunga est chinois mais va se développer au Japon pour devenir un art national. Comme le karaoké. Ou le hentai. En Chine, les dessins érotiques connaissent une cote de popularité dès le XIVe siècle et un point culminant au XVe. Si en Europe, à cette époque là, l’idée est de faire des sous-entendus, de ne rien dévoiler d’explicite (sauf peut-être Pierre l’Aretin), en Chine, à l’époque de Muromachi, on représente des scènes de sexe diverses et variées avec une caractéristique bien précise : la taille des organes génitaux. Ils sont juste : GÉANTS.

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Le terme japonais Shunga du chinois chungonghua, signifie : « images de printemps » et non « carte postale du cul » comme on pourrait l’imaginer. Mais le printemps est aussi la période la plus propice aux rapprochements et aux coïts, alors finalement, ça a du sens. L’autre nom donné au Shunga est makura-e soit « images sous l’oreiller » et là, tout de suite, on voit où on veut en venir. Continuer la lecture

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Le tome 3 « Les légendes médiévales » est en vente !

C’est par ici !

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Femmes tondues, le portrait de Marcelle Polge

Après avoir lu ces deux livres achetés grâce à Tipeee, je vous présente un article sur les femmes tondues à la Libération.

 

Dans ce nouvel article je vous parle d’une période un peu trouble. Un peu bien, un peu moche : la libération de la France en 1945. C’est la fin de l’occupation allemande, c’est la fin de la présence ennemie dans le pays, c’est la fin de la guerre, mais clairement, ce n’est ni la fin de la rancœur, ni celle des représailles. Une partie des Français souhaite sanctionner toutes les formes de collaboration avec les Allemands durant les années d’occupation, notamment la collaboration horizontale.

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Découvrez le portrait de Marcelle Polge, une jeune femme accusée d’avoir entretenu une relation avec un Allemand, mais découvrez également le phénomène de la tonte des femmes à travers son parcours.

Marcelle Polge, une icône nîmoise

Durant les années 1920, Marcel Courbier, artiste, crée « la Jeune Fille au Chevreau », une sculpture qui représente une meuf belle et un chevreau (parfois les titres n’ont pas de mystère). La fille qui a servi de modèle s’appelle Marcelle Polge. Elle est jeune, elle est belle. Elle va devenir une petite star lorsque la mairie de Nîmes décide d’acheter l’œuvre pour l’exposer dans le Jardin de la Fontaine en 1925. Tout le monde l’aime bien la petite, mais quelques années plus tard, Marcelle Polge va à nouveau être exposée aux yeux de tous. Continuer la lecture

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