Teruha, mystérieuse geisha au doigt coupé

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Aujourd’hui je vous parle de Tatsuko Takaoka, longtemps surnommée Teruha. Il s’agit d’une des geishas les plus célèbres du Japon. Sa vie n’a pas été de tout repos et je vous laisse la découvrir dans cet article.

Grandir dans une okiya

Tatsuko Takaoka, ou Teruha, est née en avril 1896 dans une famille peu conventionnelle. Son père est un véritable coureur de jupons. Il a des gosses un peu partout et il est difficile d’élever tout le monde. Sa mère décède alors qu’elle est encore une petite fille. Aussi, alors que Teruha a 12 ans, son gentil papa décide de la vendre à une okiya. Une maison pour apprendre à devenir geisha. Un pensionnat pour apprenties geishas qui devient rapidement un bordel japonais quoi… Les geishas sont régulièrement exploitées sexuellement, même si ce n’est pas leur fonction première. Devenir geisha ça n’emballe pas tellement Teruha, mais non seulement elle n’a pas son mot à dire, mais en plus, elle se console en pensant que son travail lui permettra de donner une bonne éducation à son petit demi-frère. Elle y tient. Elle aurait aimé recevoir une éducation, ça n’a pas été le cas mais elle va se battre pour des valeurs.

La vente de la virginité de Teruha

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Une fois arrivée à l’okiya, Teruha commence une formation de maiko (apprentie geisha), elle prend le nom de Chiyoha. La jeune fille a 12 ans, elle ne connaît rien aux hommes, rien aux femmes, rien aux relations et encore moins aux histoires de cul, et pourtant, il va falloir qu’elle grandisse vite et qu’elle s’y mette. Tout commence avec la perte de sa virginité. La maison de geishas ne va pas choisir l’homme le plus beau, le plus doux et le plus respectueux pour la jeune fille, non, c’est évidemment celui qui file le plus de fric qui remporte l’hymen.

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Shunga, pornographie et censure de l’art japonais

Aujourd’hui je vous parle d’un art lointain, dans le temps et l’espace : le Shunga. Il s’agit de gravures japonaises particulièrement populaires entre le XVIIe et le XIXe siècle. Ces gravures sont pour le moins explicites et représentent différentes façons de s’aimer. Elles immortalisent des scènes de cul quoi. C’est assez fascinant. Découvrez l’histoire du Shunga (tous les liens sont érotico-pornographiques, si tu as moins de 18 ans, va plutôt lire l’article sur les chats).

erotisme shunga

Shunga, ça veut dire quoi ?

Dans un premier temps, il est important de savoir que le Shunga est chinois mais va se développer au Japon pour devenir un art national. Comme le karaoké. Ou le hentai. En Chine, les dessins érotiques connaissent une cote de popularité dès le XIVe siècle et un point culminant au XVe. Si en Europe, à cette époque là, l’idée est de faire des sous-entendus, de ne rien dévoiler d’explicite (sauf peut-être Pierre l’Aretin), en Chine, à l’époque de Muromachi, on représente des scènes de sexe diverses et variées avec une caractéristique bien précise : la taille des organes génitaux. Ils sont juste : GÉANTS.

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Le terme japonais Shunga du chinois chungonghua, signifie : « images de printemps » et non « carte postale du cul » comme on pourrait l’imaginer. Mais le printemps est aussi la période la plus propice aux rapprochements et aux coïts, alors finalement, ça a du sens. L’autre nom donné au Shunga est makura-e soit « images sous l’oreiller » et là, tout de suite, on voit où on veut en venir. Continuer la lecture

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Femmes de réconfort, les esclaves sexuelles du Japon

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Aujourd’hui je vous parle prostitution, viol, kidnapping, esclavage. Rien que ça. Après le massacre de Nankin, les autorités Japonaises décident de mettre des femmes à disposition des soldats pour éviter qu’ils ne violent les civiles. Du coup, ils vont quand … Continuer la lecture 

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Massacre de Nankin : viols, tortures, meurtres

Aujourd’hui, je vous parle du massacre de Nankin. Ce n’est pas un article rigolo et les photos peuvent heurter les esprits les plus sensibles. Les photos les plus indélicates sont glissées dans les liens en rouge qu’il n’est pas du tout indispensable d’ouvrir. Pour l’anecdote, je pensais écrire sur les « femmes de réconfort », mais impossible de comprendre le contexte sans parler du massacre de Nankin, alors pour une fois, faisons les choses dans l’ordre.

Le contexte mondial des années 1930

Alors on le sait, la fin des années 1930 partout dans le monde, c’est pas la période la plus funky. En Europe, il y a Franco en Espagne, le moustachu Hitler en Allemagne et en Italie, Mussolini se fait remarquer plus que de raison. Déjà, ça pue, et l’Occident est bien occupé. Mais en Orient, c’est pas beaucoup mieux, au Japon, l’empereur Hirohito entreprend une mission divine colonisatrice : d’abord la Corée, puis la Mandchourie, puis une grande partie de la Chine et de l’Asie du sud. En 1936, l’Allemagne nazie et l’Empire du Japon signent le pacte anti-Komintern, c’est à dire qu’ils se doivent secours mutuels en cas de problème. Et des problèmes, il va y en avoir. En 1937, l’Italie fasciste de Mussolini va elle aussi signer ce pacte, puis la Hongrie puis l’Espagne.

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Lorsque les troupes Japonaises tentent de prendre Shanghai en août 1937, elles doivent commencer à lutter à Nankin. Les Japonais sont nombreux et surentraînés, face à des chinois peu armés et franchement en galère. Si on parle beaucoup des jeunesses hitlériennes, il se passe la même chose au Japon, avec les écoles militaires. Propagande, lavage de cerveaux, on arme tout le monde et hop en route pour tuer quiconque ose se mettre sur le chemin de l’empereur divin Hirohito. Les japonais sont chauds patate, ils pensent pouvoir prendre la ville en huit jours. Une grosse semaine et le job est terminé. Or, ça ne va pas se passer ainsi, ce sont trois mois de lutte acharnée qui vont permettre aux Japonais de prendre Nankin le 13 décembre 1937, officiellement le 17 décembre. Continuer la lecture

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