Pourquoi le célibat des prêtres ? En 4 points.

En ce moment je parle beaucoup de religions, je m’intéresse à l’Ancien Testament, mais aussi au Nouveau, aux martyrs, mais que très peu au Coran (pour l’instant). En fait, je trouve la religion cool. C’est une chouette Histoire aux jolis dessins. Mais y’a plein de trucs qui me dépassent, alors je me renseigne. Aujourd’hui c’est sur le célibat chez les prêtres catholiques.

Être curé, ou moine, c’est vraiment pas fastoch. Déjà, tu dois oublier tout épanouissement personnel, sauf celui d’être aimé de Dieu. Sauf que tu ne peux jamais en être convaincu, alors comment s’épanouir ? Je sais pas. Pourquoi un prêtre ne peut-il pas se marier ? Avoir des enfants ? Travailler ? Tout en vivant dans le respect de la religion et de l’amour de Dieu ? Pourquoi ? J’ai essayé de répondre, avec de l’Histoire. Mais la réponse n’est pas là.

La distinction importante entre les prêtres et les moines

Faut que je vous explique un truc. Les moines et les moniales font des vœux. Des trucs à respecter absolument. D’abord pour quelques années (entre un et cinq ans), puis pour la vie.

Ce sont des voeux solennels ou définitifs. Il existe trois vœux : l’obéissance, la pauvreté et la chasteté. Qui dit chasteté dit pas de mariage, dit célibat nécessaire. Les moines et moniales vivent en communauté et s’engagent à respecter une certaine règle, comme celle de Saint Césaire, autorisée par l’Eglise. Et faut respecter les vœux aussi.

Les prêtres (séculiers), en revanche, ne font aucun vœu. Non. Ils font des promesses. Oui, le célibat sacerdotal est une promesse, pas un vœu. En fait, c’est un idéal de vie, une mesure de discipline prise par l’Église, mais ce n’est ni doctrinal ni dogmatique. C’est à dire ? C’est à dire que le Pape et ses copains peuvent décider de changer cette promesse et d’autoriser le mariage aux prêtres.

Retour sur quelques dates :

Avant 1123, on est pas trop dans le respect

A l’origine, les prêtres peuvent se marier et il n’y a que les moines qui sont célibataires. Mais par la pratique, les choses vont changer. Lorsque Antoine le Grand décide d’installer des ermitages en Egypte en 305, il y impose le célibat. Mais c’est pas une règle universelle hein. Sauf que petit à petit, l’idée va faire son bout de chemin. En 306, c’est le concile d’Elvire, et il en sort un texte on ne peut plus clair. Mais con, terriblement con.

« il a paru bon d’interdire absolument aux évêques, aux prêtres et aux diacres (…) d’avoir des relations avec leurs épouses et d’engendrer des enfants (…)». Oui, parce que les mecs n’étant pas obligés d’être célibataires, bin ils se sont mariés, et ont même eu des enfants. Eh oui. Bin, maintenant, tous ceux qui sont prêtres mais mariés ne doivent plus approcher les femmes. Même la leur. Je veux bien que certains aient été obéissants, mais dans la grande majorité, ce texte n’a pas été appliqué. D’ailleurs, en 325, lors du Concile de Nicée, la motion qui impose le célibat à tout le clergé n’est pas acceptée. Bin ouais, faut pas déconner.

Un siècle plus tard, le pape Innocent Ier pense qu’il est important de donner des instructions sur le célibat ecclésiastique qui est une nécessité. En même temps, avec un nom pareil… Innocent. Le premier des innocents… Bon, ça va faire un flop son idée d’instructions. Autant que le livre de Christine Boutin. Même certains des papes qui lui succèdent vont se marier et avoir des enfants…

Il faut attendre 1123 pour que l’Église décide de reprendre un peu les rênes de sa maison. Bordel de merde. C’est le concile de Latran. Désormais, tous les mariages des clercs sont invalidés. Et ça, c’est pas glop. Ça veut dire que tous les enfants sont des bâtards et les femmes sont laissées sans un rond. Et puis maintenant, il n’est plus question de baiser. Bin non.

Après 1123, la rigolade c’est terminé. Officiellement.

 

En 1139, on met les bouchées doubles, le second concile de Latran énonce par une nouvelle loi que seuls les célibataires peuvent devenir prêtres. Et le concile de Trentre en 1545 valide. Et condamne ! «Celui qui dit que l’état conjugal est préférable à l’état de virginité et de célibat, qu’il soit anathème». Ils sont à « ça » de brûler tous les prêtres qui couchent. On ne rigole plus. Puis y’a pas moyen de négoc’. Maintenant, si le prêtre veut coucher, il doit se cacher. Et c’est ce qu’il va faire. Bin oui. Avec la bonne du curé, avec son élève ou encore avec des putains. Oh oui. D’ailleurs, l’article sur les prêtres et les putains m’a valu une pluie d’insultes de la part de certains. Mais vu que je suis pour la liberté d’expression, je continue. Et surtout, je garde le même illustrateur !

En 1789, un jeune prêtre dénonce le célibat. Puis il se fait virer. Ou c’est l’inverse. En tout cas, il n’est pas content et il dit tout haut ce qu’il pense des prêtres et du célibat et surtout du haut clergé qui se noie dans la débauche et le stupre (j’ai sélectionné juste quelques phrases pour te faciliter la vie)(pour tout lire, le lien est en bas de page). Enfin, en 1790, il y a une liste de tous les prêtres qu’on a chopés  dans le lit ou le vagin des filles publiques à Paris.

Au XXème siècle, rien n’a changé. Les prêtres n’ont toujours pas le droit de se marier, ni de coucher. Du coup, ils ne se marient pas, mais ils couchent quand même. Pas tous, bien sur.

En 1967, le pape Paul VI est formel. Dans son encyclique   »Sacerdotalis Caelibatus », il écrit «Le célibat sacré, que l’Eglise garde depuis des siècles comme un joyau splendide, conserve toute sa valeur également à notre époque.» . Eh beh, on est pas sortis du sable les copains… Heureusement, le même mec, Paul VI, accepte d’accorder le mariage, sur dérogations, aux prêtres qui quittent leur ministère pour retrouver une vie normale.

Mais bon, du coup, les mecs n’ont pas le droit de se marier ni de coïter, mais pourquoi ? Qu’est-ce qui légitime cette législation canonique ?

Les quatre réponses au célibat des prêtres (et mes réponses aux réponses)

Premier point : Le célibat c’est être libre de tout souci : Selon l’apôtre Paul « Celui qui n’est pas marié a le souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur et celui qui est marié s’inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme.» Eh oui, le mec qui est marié, il a probablement le souci de la bonne femme à la maison. Il doit faire semblant de trouver que la bouffe est bonne, réussir son coït hebdomadaire et trouver une activité dominicale pour les gosses. Enfin, après la messe. Il n’a plus le temps de réciter le pater noster, et il en oublie les paroles du Je vous salue Marie. Enfin, bon, dans la Genèse, l’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Et il a ainsi créé une aide semblable à lui. La femme. Et c’est pas uniquement pour faire la vaisselle.

Deuxième point : La chasteté est indispensable pour consacrer toute sa vie à la religion : C’est vrai, le commun des mortels passe son temps sur Tinder, puis, faute de mieux, sur Youporn. Et tout ça, ça prend beaucoup trop d’énergie. On a le temps de rien d’autre. Pas même d’avoir un blog.

Troisième point : L’Église vit des dons. Là, on touche un truc du doigt. Surtout en ce qui concerne les moines en fait, mais valable aussi pour les prêtres. Si les prêtres peuvent se marier (premier point), ils doivent faire une croix (lol) sur leur chasteté (deuxième point). Eh oui, la fonction première du mariage est de légitimer et encadrer la procréation. Du coup, si y’a mariage, hop, y’a des gosses. Et voilà qu’à la mort de son père prêtre, le fils décide de récupérer une partie de l’église du village ou du potager comme héritage ! Quel bordel ! En une génération de mariage des prêtres, l’Église n’a plus rien ! Plus rien ! Enfin… ça peut se réglementer de manière assez simple.

Quatrième point : Jésus était célibataire. Et alors ? N’aurait-il pas pu aimer autrui autant s’il avait été marié ? N’aurait-il pas été le fils de Dieu malgré un mariage ? En plus, peut-être que si on lui avait laissé quelques mois de plus, il se serait marié. On ne sait pas hein. Et puis, ta mère, elle est vierge ? (en fait, je ne veux pas savoir) En plus, le mec, il a eu des clous dans les pieds et les mains sans dec’, ça fait pas rêver comme modèle.

En conclusion, l’interdiction pour les prêtres de vivre en couple n’a pas toujours existé, et surtout, elle peut changer (avec un peu de bonne volonté). D’ailleurs, il est possible de rappeler que certains apôtres de Jésus étaient mariés (Simon-Pierre, Philippe et Barthélemy). Et pourtant, ils étaient au service du mec ! De plus, jamais Jésus ne s’est prononcé sur la question, qui n’en était pas une donc. Il dit simplement que certains hommes ne se marient pas au nom du Royaume des Cieux. Ce n’est pas une obligation. Enfin, le judaïsme, qui a l’Ancien Testament en commun avec le christianisme n’oblige pas les rabbins au célibat et à la chasteté !

______________________________________________________________________

On remercie aussi Clément pour ses illustrations.

 

Share Button

29 thoughts on “Pourquoi le célibat des prêtres ? En 4 points.

    • J’ajouterais une note sur le célibat des prêtres et des moines, je pense pour la seul raison que si une femme devait se marier avec un curé, c’est que son héritage une fois mort, irait tout droit à sa famille donc ainsi il récolte leur richesse, et s’il était issu d’une famille fortunée, la richesse de l’Eglise ne peut que s’accroître.
      D’autre part, souvent lorsque des couvents qui sont réhabilités pour autre que des bondieuseries, il n’est par rare de retrouver dans les alentours des avortons, donc les putains comme il a été dit serait les nonnes (encore moins coûteux que des prostitués). Et maintenant que l’on parle que l’Eglise sont contre les ivg (en silence je m’éclate de rire). Je pense que depuis l’histoire de l’Eglise, il y a tant de lois qu’eux-mêmes avait instaurés, et qu’ils sont non respectés par ces derniers, que l’Eglise pourrait s’autoexcommunier.
      Tout n’est pas mauvais dans l’Eglise; ils on réussi a imposé l’amour avec des règles, et si tu manques à ces règles, tu es le précurseur de l’antéchrist. Personnage qui apparaît dans l’apocalypse et pas que celui là. Mais une chose me chiffonne, peut-on attribuer ces écrits à St Jean (en sachant qu’il serait décédé avant l’an 90 et que l’Eglise n’existait pas de son vivant. Si c’était dans la prophétie qu’il y aurait une Eglise de Thyatire pourquoi malgré sa révélation on s’est obstiné à la construire.
      Autre fait marquant, les Bibliophile de la Sainte écriture on rechercher vainement la ville de Nazareth. Ni historien de l’époque, ni les expéditions ordonnées par le Pape n’a su la retrouver. Pour ne pas contredire la Bible, ils ont construit Nazareth au XIIIeS de notre ère. Et je me permet de douter de la virginité de Marie constatée avant et après son accouchement, je sais le Saint-Esprit fait des miracles. J’ai croisé mes connaissances avec d’autres; en fait Jésus serait un enfant que sont père révolutionnaire (Joshua) aurait confié sont fils en indiquant qu’il était nommé « Jésus » à Marie (d’où sa fuite à Bethléem pour cacher sa fausse grossese…) Autre fait troublant, celui du massacre des innocents, or à ce temps la la Judée était autonome vis à vis de Rome. D’ailleur Jean-Baptiste, cousin de Jésus aurait donc été dans le lots des victimes de ce massacre (il n’était qu’âgé de 6 mois de plus que Jésus et habitant dans la même contrée). Mais c’est étonnant que seul la Bible le mentionne et aucun historien de l’époque n’évoque ce massacre qui aurait dû marquer.
      Là et las, j’arrête de gratter la Bible, ça pourrit les ongles, et ça bousille le cerveau (attention aux hosties, c’est plein de gluten et pas une trace d’adn de Jésus, et c’est trop fade pour l’utiliser en apéritif.
      Si un croyant te dit, si tu ne croit pas en Dieu, prouve moi de son inexistance, mais là bouche bée, près à avaler tout les poissons des océan. Mais il s’agit d’un croyant parlant à un non-croyant, c’est à lui de prouver son existance) (problème que l’on ne peut ni prouver ni réfuter prouve que l’on peut mettre Dieu entre parenthèses

    • D’autant que s’occuper d’une paroisse (voire de plusieurs) est un travail en soi.

      Commentaire plus global: article très intéressant, surtout sur la partie patrimoniale qui était en fait le vrai souci que posait le mariage et la descendance des prêtres. Je parle à l’imparfait parce que si le célibat est resté la règle, la question du patrimoine de l’Église semble dépassée.

      • A mon sens, l’argument de l’héritage n’en est pas un du tout.

        Un prêtre ne reste pas toute sa vie dans une même paroisse où il pourrait se construire une vie entière, mais doit en changer de façon cyclique (comme certains métiers de fonctionnaires/militaires, tous les 4 ou 5 ans, on change de région ou de ville, ou d’arrondissement) et réside dans des bâtiments appartenant à l’Église de France.

        Le prêtre n’est donc qu’un locataire de son lieu de résidence contre son « travail d’homme d’église ». S’il fonde une famille, alors libre à sa femme de travailler pour établir un héritage à léguer (devenir propriétaire par exemple…), qui n’aura aucun rapport avec les biens de l’Eglise. Il pourra également léguer en héritage ce que lui même aurait reçu de ses aïeux.

        Plus simplement, cet argument revient à dire qu’étant moi-même locataire de mon appartement, si je devais mourir avant la date d’échéance de mon bail, alors mes enfants hériteraient de l’appartement que nous louons. Voyez ou ça cloche…

        • En 1123, l’Eglise avait besoin d’argent et les prêtres n’étaient pas des fonctionnaires soumis à l’obligation de mobilité. Ce célibat imposé faisait des enfants des prêtres des bâtards qui ne pouvaient donc hériter, et à la mort de ces prêtres sans héritier, l’Eglise récupérait tous les biens.

          • gabrielle : tu sembles surtout oublié un autre moyen d’acquérir des richesses pour le prêtre: l’héritage familial en plus des circonstances de la mise en place du célibat (donc quand l’église manque d’argent). Si le père du prêtre décède, les terres iront en toute logique au moins en partie au prêtre, et l’héritage du prêtre revient à l’église.
            C’est ce mécanisme inverse qui avait ruinés des familles de nobles. De coutume, seul l’ainé mâle était héritier. Tous les autres enfants avaient 0 héritages ou très peu. Mais certaines familles, comme celle de l’écrivain De Chateaubrillant étaient devenus pauvre au fils des générations, car le patrimoine de la famille était réparti équitablement entre les différents enfants mâles. Au bout de quelques générations, le patrimoine de la famille n’existait plus. Pour l’église c’est l’effet inverse, similaire à un seul héritier pour que la fortune reste. Sauf que là si l’héritier est prêtre, tout l’héritage revient à l’Eglise à sa mort. Pas de femme, pas d’enfant (car bâtard) pour réclamer l’héritage ou poser problème. De quoi s’enrichir drastiquement en seulement quelques générations. Ceci dit oui, je doute qu’aujourd’hui cela rapporte encore beaucoup à l’église, la coutume actuelle étant que tous les enfants, même femelle, sont hérités, et que la veuve l’est aussi. Du coup l’église hérite potentiellement d’un très petit héritage vu qu’il a été réparti. Ce n’était pas le cas à l’époque.

  1. les moines ne sont tenus au célibat qu’à partir du VIIe – VIIIe siècle en Europe. Avant cela il existait des monastères doubles où moines et moniales élevaient leurs enfants dans le Christ…

  2. Et j’ajoute, puisque tu cites l’apôtre Paul, que si celui si préférait le célibat qu’il jugeait préférable au mariage, il n’en a jamais fait une doctrine absolue, lui même qui a dit par ailleurs qu’il valait mieux se marier que de brûler à cause de son incontinence (1 corinthiens 7:9) …ou mieux ecore mettait en garde contre les théologiens hypocrites qui dans l’avenir prescriraient de ne pas se marier !!! (1timothée 4:1-2). Hé oui !

  3. Bonjour,
    très bel article, qui oublie cependant de mentionner l’hypocrisie du Vatican, qui interdit le mariage des prêtres, quand la Bible elle-même dit clairement qu’ils doivent être mariés. Avant de savoir gérer une paroisse, ils doivent être capables de gérer leur famille.Timothée 1, chapitre 3.

  4. Enfin Jésus n était pas marié, selon les dires de l église pour véhiculer son message. Certains texte archéologique que l église souhaite ne pas divulguer il est clairement établie qu il était tres tres proche de Marie Madeleine. Ça c est comme le doux visage de surfer qu on lui donne depuis des siècles en Europe, qui sert uniquement à l église à faire que l Européen se reconnaisse en lui. Pourtant Jésus n est pas née à Lille hein par exemple, il avait plutôt le profil arabe. Enfin je dis ça, je dis rien.

    • Jésus avait le profil arabe? Ahah! Jésus est né juif en Judée (Bethléem) et il a grandi en Galilée (Nazareth). Si c’est son séjour en Égypte qui vous fait mêler les Arabes à tout ça, c’est que vous ignorez que les Égyptiens de l’époque sont des Berbères, c’est à dire des « Blancs » qui n’ont rien à voir avec les Arabes ou les Subsahariens. Jésus avait sans doute autant le « profil arabe » que Jules César ou Alexandre le Grand.
      Quant à votre idée que l’Église déguiserai Jésus en « blanc » pour séduire l’Européen, c’est tellement contraire à la logique! Un peu comme de dire que ma maison aurait été construite pour que je puisse y brancher une ampoule.
      Mais il est vrai que si vous êtes du genre à être convaincu(e) que Jésus avait des relations extramaritales avec Marie de Magdala, la cohérence, la logique, le respect de la chronologie, et tout simplement l’honnête quête de vérité doivent vous être étrangers.

      • princemuichkine : pourtant il a été prouvé que Jésus (s’il a exister, car c’est souvent remit en doute par les historiens) n’était certainement pas « Blanc » et de la manière dont on n’a cessé de le représenter en Europe. Ils ne disent pas « impossible » car dans l’absolu rien ne l’est, mais très fortement improbable. Il y a d’autres représentations de Jésus où ce dernier n’est pas blanc, l’ethnie de Jésus change d’une ethnie de croyant à une autre. Il n’y aurait donc pas de raison particulière que la vision européenne véhiculés lors du moyen age soit plus vraie qu’une autre. Cela s’applique à la totalité de l’apparence de Jésus, pas que la couleur de peau.
        Ceci dit oui, pas besoin de tenter de déguiser à quoi ressemblait Jésus. L’homme est à l’image de Dieu, et qui a vus le fils, a vu le Père (à trave

        • princemuichkine :soucis de page, désolé : L’homme est à l’image de Dieu, et qui a vus le fils, a vu le Père (à travers les traits du fils). Il est donc logique que dans les civilisations « blanches » où la croyance au christianisme s’est répandu, le représente blanc. Les premières représentation de Jésus par l’Eglise semblent s’être basés sur des faux et des documents douteux. La Bible quant à elle, ne décrit rien du physique de Jésus. Si l’on se base sur les premières représentations de Jésus qu’on connait (donc avant l’an 300 après j.c. L’on parle de uniquement de juifs croyant en Jésus ou non croyant en Jésus, pas encore de christianisme) le représente la peau foncée.

  5. La sexualité au sein de la spiritualité chrétienne est de nos jours plutôt appréhendée du point de vue extérieur, du point de vue du droit. Pas le droit de se marier, pas le droit de faire ceci, de faire cela. Or, pour comprendre cette importance de la chasteté dans le christianisme, il ne faut pas seulement se poser la question de ce qui est interdit ou ne l’est pas. Si le Christ n’a pas exigé le célibat et la chasteté pour tous, il a en revanche parlé des gens qui se sont fait « eunuques » pour le Royaume des cieux.
    Il faut comprendre cette parole du point de vue intérieur, et non extérieur. Exactement comme pour la liberté dont St Paul que vous relatez.

    Avoir la liberté extérieure, c’est avoir des droits qui m’autorisent à faire des choses. Ce n’est pas de cette liberté dont parle St Paul. Il parle de la liberté intérieure : c’est ne pas être esclave de ses pulsions, de ses dépendances : de la matérialité. Et ceci, non pas dans le but d’une simple ascèse mais dans le but d’aimer, de ne pas se mettre en colère, ne pas se laisser aller. Non pas seulement aimer quand on est plein de bons sentiments, mais précisément quand on n’en ressent plus : pardonner à un ennemi mortel par exemple : c’est au-dessus de l’émotionnel, et il faut puiser dans une réserve d’amour qui n’est pas de ce monde. Et pour cela, il faut s’habituer à vivre dans un état intérieur qui nous détache d’une certaine matérialité et qui nous donne la capacité d’être heureux avec très très peu de choses.

    Vous distinguez épanouissement personnel et amour de Dieu. Vous vous posez la question de savoir comment être convaincu d’être aimé de Dieu. Mais intéressez-vous aux oeuvres des mystiques chrétiens, à tout hasard Ste Thérèse d’Avila (mais il y en a bien d’autres). Vous verrez que ce n’est pas si tranché. Il existe chez les mystiques et les docteurs de l’église la reconnaissance d’un certain cheminement intérieur, variable chez chacun, mais avec des points de convergence, et qui permettent de situer la profondeur de vie intérieure et de communion divine, et donc de paix et d’épanouissement spirituels. Les 7 demeures de Thérèse d’Avila, comme autant de niveaux de vie intérieure, par exemple. Une fois qu’on s’est engagé dans ce travail, on vit des choses que seule l’expérience peut nous dire ; mais de façon étonnante, on parvient à se reconnaître dans les textes des religieux, des saints et des théologiens. On ressent puissamment alors croître en nous une liberté intérieure plus forte, un détachement simple vis-à-vis de certaines choses, dépendances, ou alors on éprouve un amour de plus en plus fort pour tout ce qui existe, et cela sans surjouer, sans se persuader. En suivant les enseignements des saints, qui eux-mêmes proviennent de celui du Christ. C’est par l’expérience qu’on comprend la profondeur des Evangiles, et cette importance de la vie chaste. En fait, au bout d’un moment, on préfère même cette chasteté. Sans ce vécu, tous les textes religieux sur ce point comme sur bien d’autres sont incompréhensibles, ou au mieux artificiels.

    Bien à vous !

  6. Pourquoi ne dites vous pas que ce sont des catholiques qui ont édicté ces règles ? Avez-vous peur de le dire ? Il vous échappe un point fondamental c’est que pour les catholiques Jésus n’est pas « juste » le fils de Dieu, il est Dieu fait homme. C’est dit chaque dimanche à la messe dans le credo, ou les croyants répètent les fondements de leur foi : »…Il est Dieu, né de Dieu, engendré non pas créé, de même nature que le Père et par Lui tout a été fait, lumière né de la lumière,etc » C’est ce « de même nature » qui change tout… et c’est là toute la difficulté de cette religion et accessoirement pourquoi les juifs, les orthodoxes, les protestants et les musulmans se mettent ou se sont mis allègrement sur la gueule. L’erreur serait de croire que c’est comme Zeus engendrant Hercule, non là on parle de la transcendance absolue qui, selon les catho, a décidé par amour, paraît il,de connaître la réalité humaine et surtout de racheter le péché originel dAdam pour réconcilier Dieu et les hommes. Jésus appelé le nouvel Adam, il faut qu’il soit né d’une femme pour ça mais Dieu l’aide pour ne pas céder à ses passions il est donc dit qu’il naît sans péché d’où l’importance de la virginité de Marie tjrs chez les cathos. La chose est hyper complexe, un peu schyzo et Jésus est sur le fil rouge. Un truc bien complexe aussi c’est la transsubstantiation (mot que je n’arrive jamais à prononcer ) et qui désigne le fait que Jesus soit réellement présent dans l’eucharistie. Bref on l’aura compris pour les catho Jésus n’est pas un petit Dieu de pacotille qui va bézouiller à droite à gauche pour rassurer sa sexualité. Pour simplifier à l’extrême on pourrait dire que Jésus est marié à l’Humanité. Ceci dit un prêtre n’est pas Jésus sur terre, il est une sorte de « passeur  » alors au début ça ne posait pas de problème., il est bien dit dans les Évangiles certains apôtres étaient mariés notamment Pierre. Mais ce qui a coincé au bout d’un moment ce sont les sacrements de la messe et du pardon. D’où les injonctions de célibat, position difficilement tenable. Le prêtre étant censé tenir grâce au soutien de Dieu, lequel Dieu étant Amour aux yeux des cathos modernes. Je signale qu’il existe tout de même des prêtres mariés chez les cathos par exemple des prêtres convertis orientaux ou anglicans. Allez voir sur le web et au passage renseignez vous sur les diacres et diaconesses sorte de statut hybride, ce sont des laïcs qui ont le droit de donner les autres sacrements (Y’en a 7 en tout) sauf le pardon et la messe, voir plus haut. Pour finir il y a un passage de l’évangile de Mathieu sur lequel s’appuient les catho le voici c’est Jésus qui parle (Mt 19,3-12 : »Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné.
    Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! » Bref, le célibat des prêtres c’est un peu devenu l’identité cathos, leur marque de fabrique c’est pas demain la veille qu’ils vont lâcher l’affaire même si c’est devenu une usine à gaz !

  7. J’ai entendu parler d’une autre raison mais à vérifier. Le népotisme.
    On voulait des prêtres célibataires de manière à éviter les « héritages » de paroisses, d’évêchés, voir du pape. Évidemment, les Borgia auront une autre approche de la chose…

  8. Facile de deviner la corruption de l’époque !! Empechant le mariage d’un pretre, ils ont privé des naissances religieuses doué d’une merveilleuse éducation.
    Technique incitant à éteindre la foi dans les coeurs.
    Laissant égarement aux mains des bourreaux, esclaves et betail dociles.

    • Excellente vulgarisation. Puis-je me permettre d’apporter une précision : le concile d’Elvire en Espagne au 4ème siècle n’est pas un concile universel,dit œcuménique, mais un concile provincial. Il ne visait donc que les gens de cette région.
      D’autre part je vous recommande le livre qui vient de sortir : « Des compagnes de prêtres témoignent ». Aux éditions Golias. On peut l’acquèrir sur le site de Golias ou dans toute bonne librairie.

  9. Il serait bien plus simple de dire que nous avons le même dieu, et que bouddha, Jésus et Mahomet sont des prophètes envoyés pour nous apporter le message (aimez – vous les uns les autres). Le reste n’est que du pipeau.
    Même le communisme a un bon fond (égalité entre tous)., mais mis entre la main des hommes il devient vecteur de morts.
    Il me suffit de croire en l’Éternel et je suis heureux.

  10. Super. Je découvre votre blog aujourd’hui alors que je faisais une recherche sur Casanova Écriture fluide claire et happante….
    ……. L’histoire à l’école …..
    J’ai hâte de lire les autres articles….
    De 97300

Laisser un commentaire