Philippe de France, le roi méconnu tué par un cochon

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Dans l’histoire de France, deux rois sont blessés par des cochons. Il y a Philippe Le Bel qui lors d’une partie de chasse percute un sanglier et il y a Philippe de France, tué par un cochon en pleine rue de Paris. Le fils de Louis VI de France est peu connu car non seulement son règne chevauche celui de son père, mais en plus, il meurt très vite…. C’est cette histoire que je vous raconte aujourd’hui.

Les capétiens et le pouvoir

Durant la dynastie des capétiens, à la mort d’un roi, il y a toujours quelqu’un pour faire polémique et tenter d’usurper le pouvoir pour pallier à ce problème, le roi Louis VI, dit le Gros, va nommer et investir son fils aîné Philippe de France en tant que roi à Reims lors du dimanche de Pâques 1129. Philippe est né en 1116 et en 1129, il est déjà roi, ou presque. Il n’a que treize ans. Et malheureusement, il va mourir deux ans plus tard. Il ne profitera jamais de la couronne seul.

L’accident de Philippe de France

Le 13 octobre 1131, Philippe se déplace dans les rues de Paris chevauchant son fier destrier quand soudain, un cochon domestique se met sur son page et PAF. Le roi tombe de son cheval la tête la première et le le cochon, non content d’avoir fait tomber le roi, le piétine. L’abbé Suger, abbé de Saint Denis et proche du roi écrit dans la chronique du règne de Louis VI « Vita Ludovici Grossi » : «C’est ainsi que victime d’une mort atroce fut retiré du monde des vivants un tendre enfant dans lequel reposait toute l’espérance du royaume de France»

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L’adolescent décède effectivement quelques heures après seulement, à son chevet, ses parents Louis VI le Gros et Adélaïde de Savoie sont inconsolables. Leur fils aîné meurt, le cadet est bête comme ses pieds et pas du tout préparé au pouvoir et en plus, le cochon est signe de malédiction… On nomme l’animal « porcus diabolicus », ou le « cochon envoyé par le diable ». Tout ça n’annonce rien de bon. Continuer la lecture

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Le dernier bûcher pour crime d’homosexualité

Aujourd’hui on parle sodomie, on parle homosexualité et on parle de corps calcinés sur la place publique. C’est joyeux n’est-ce pas ? En 1750, deux hommes sont étranglés puis brûlés place de l’Hotel-de-Ville (place de Grève à l’époque) à Paris pour crime d’homosexualité. Ce sont les deux derniers hommes à avoir été officiellement condamnés à mort pour cette raison. Je dis bien officiellement parce que combien d’hommes ont été abattus en France depuis 1750 pour la simple raison qu’ils préféraient les hommes ?

(vous remarquerez aisément que les illustrations sont complètement anachroniques, mais elles sont thématiques. J’avais rien d’autre… Si je trouve, je remplace ! Si vous avez, envoyez-moi des trucs.)

Grandes Chroniques de France, Bucher de Templiers

Bruno Lenoir et Jean Diot, l’arrestation

Aux alentours de 23h, dans la nuit du 4 au 5 janvier 1750, deux hommes sont arrêtés rue Montorgueil « en posture indécente et d’une manière répréhensible ». Effectivement, ni Bruno Lenoir, cordonnier de vingt et un ans (ou vingt trois selon les sources), ni Jean Diot, quarante ans, domestique dans une charcuterie, ne portent de pantalons. Pour le guet qui passe dans le coin, c’est une aubaine, il écrit un procès-verbal et les arrête. Au milieu du XVIIIe siècle, il n’est pas vraiment conseiller de se promener main dans la main lorsqu’on est amoureux et homosexuels, ni de pratiquer un coït rapide contre une porte en pleine rue. En effet, les « gens de la manchette » comme on les appelle, sont surveillés plus sérieusement que les couples hétérosexuels (l’exhibition est cependant interdite pour tout le monde). Les agents de surveillance, les guets ou encore « les mouches » sont à la recherche des lieux de rencontre dans toute la ville afin de tomber sur des flagrants délits. Certains poussent le zèle en s’exhibant pour attirer les homosexuels et les arrêter.

Si Jean Diot nie les faits qui lui sont reprochés, Bruno Lenoir affirme que le quadragénaire lui a proposé un acte sexuel mais qu’il n’a pu avoir lieu car le guet, Julien Dauguisy, les a arrêtés juste avant. En 1750, la sodomie est encore considérée comme un crime. Continuer la lecture

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La sirène des Fidji, l’arnaque du cirque Barnum

Vous n’êtes pas sans savoir que le XIXe siècle est marqué par l’apparition des cirques et du divertissement avec les curiosités de la nature. Femme à barbe, homme et jumeaux parasites, homme aux pinces de homard ou encore les nains et les géants. Il faut de tout pour faire un cirque et le cirque Barnum va se démarquer par sa diversité de monstres humains et autres bêtes de foire et il va en inventer quelques uns aussi…

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L’origine du cirque Barnum

Phineas Taylor Barnum est à l’origine du plus grand cirque présentant des curiosités, il commence à l’âge de 35 ans, il voyage accompagné de Joice Heth, une femme qu’il présente comme âgée de plus de 160 ans. Elle se déclare être la nourrice de Georges Washington. Elle raconte des histoires croustillantes sur le Président bébé et ça plaît au public. Clairement, on peut dire qu’il commence sa carrière sur une arnaque, car Joice Heth a 80 ans et il l’a achetée 1000 dollars à un planteur du Kentucky qui la trouvait trop vieille pour travailler. L’envers du décor c’est que Barnum a fait arracher toutes les dents de Joice pour faire plus véritable… Au fil de sa tournée, voyant que l’arnaque fonctionne, il augmente l’âge de la vieille dame, elle a 110 ans à Louisville, 121 ans à Cincinnati et enfin 161 ans à Philadelphie. Grâce à Joice Heth, Barnum se fait une excellente pub, il gagne beaucoup d’argent et il va rapidement investir dans des spectacles plus grands.

« Il n’y avait qu’un bras dont elle pouvait agir, le reste de son corps et principalement les jambes étaient privées de mouvements. Elle paraissait totalement aveugle, et ses yeux étaient si profondément enfoncés dans leur orbite qu’on eût dit qu’ils avaient entièrement disparu. Elle ne possédait pas une seule dent. Les doigts de ses mains étaient crochus et sans mouvements. Ses ongles avaient plusieurs pouces de long et venaient en se recourbant joindre le poignet. » Barnum. Continuer la lecture

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Le lancer de renard, sport à la mode au XVIIe siècle

Au XVIIe siècle, twitter n’existe pas, candy crush non plus, alors pour passer le temps, la population lit des livres et se cultive. Non, je déconne, dans certaines parties de l’Europe, principalement en Pologne, on s’amuse au lancer de renard. En Allemand, ça se dit fuchsprellen. Quand on dit renard, on parle bien de l’animal ! Mais pas seulement, on peut aussi jouer avec les chats, les furets, les blaireaux et autres animaux sauvages.

Les règles du jeu

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C’est super simple… Il te suffit d’avoir des animaux mignons en quantité suffisante pour tenir toute une après-midi mais aussi d’avoir un espace clos. En général, on plante quelques poteaux dans un champ ou dans la cour d’un château, sur une surface plane et on tire des toiles entre les poteaux afin d’avoir une enceinte bien close (pour éviter que les animaux puissent s’échapper).

Ensuite, deux hommes tiennent une corde ou un filet de 7 ou 8 mètres, chacun par une extrémité. Les joueurs s’espacent de 6 ou 7 mètres, afin qu’une partie de la corde ou du filet touche encore le sol. Lorsque c’est bien le cas, une troisième personne ouvre la cage de l’animal de son choix et lorsque l’animal qui tente de fuir passe la corde ou le filet PAF les joueurs tirent sur les extrémités afin que l’animal décolle. Continuer la lecture

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