Viens gagner un mug aux couleurs de Raconte-moi l’Histoire

Comme vous le savez, Raconte-moi a été mis en péril le mois dernier. Aujourd’hui grâce à votre reconnaissance (de mon travail divin) et à votre carte-bleue, ça va mieux. A peu près. On va faire aller quoi. Aussi, pour vous remercier de votre soutien et générosité sans faille, j’organise un petit concours pour gagner un super mug émaillé aux couleurs du Raconte-moi l’Histoire !

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Vous remarquerez aisément que je ne suis pas photographe de métier.

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Pour participer c’est très simple : Continuer la lecture

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Raconte-moi l’Histoire, et si c’était la fin ?

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Salut les lecteurs, après un rendez-vous administratif pas épanouissant du tout, on m’a expressément demandé de trouver un vrai travail, un qui paye. Correctement. Parce que c’est pas le cas de Raconte-moi l’Histoire, c’est vrai, on rigole bien, on fait des blagues mais je peux pas vivre d’humour et d’eau fraîche. La culture c’est pas rentable, alors on me met des bâtons dans les roues et je suis un peu fatiguée de porter tout ça à bout de bras depuis des mois (des années).

Il manque 100€ mensuels au blog pour être rentable. Avec mes revenus autres (livres, articles dans les revues…) et le paiement du RSI , il faut un minimum de 900€ par mois rien que pour le blog. Evidemment, je pourrais mettre de la pub sur le site, vous imposer des clics ou des videos inutiles et au service du grand capitalisme, mais j’arrive pas à m’y résoudre. Si l’éthique rendait riche, on le saurait depuis longtemps…

Alors, si sur les quelques 22 000 lecteurs du blog, certains veulent faire un geste sur Tipeee, ça peut sauver Raconte-moi l’Histoire et c’est plutôt cool. Sinon, ben, je ferai des blagues historiques à ma mère et elle me foutra rapidement à la porte et vous vous rigolerez vachement moins le lundi matin lorsqu’il n’y aura pas de #NouvelArticle.

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Charles II d’Espagne, le roi victime de consanguinité

charles II

Dans l’article du jour, je vous parle du roi Charles II d’Espagne. Pauvre homme. Le mec n’a pas eu une vie facile, ni un physique facile… Et pour cause il est issu de plusieurs mariages consanguins. Au XVIIe siècle, dans les grandes familles princières, il est coutume de se marier avec un proche cousin, ça permet de garder le patrimoine dans la famille et ça resserre les liens… Forcément ! En revanche, les conséquences sont terribles pour le pauvre Charles II d’Espagne. C’est jouer avec le feu que de jouer avec la génétique.

Charles II, les mariages consanguins

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Charles II d’Espagne est né en 1661 à Madrid, son père Philippe IV a épousé sa propre nièce Marie-Anne d’Autriche et les deux sont des descendants de Philippe le Beau et Jeanne la Folle. C’est à dire qu’on trouve 14 liens de parenté entre les parents de Charles II, ce qui lui offre un coquet taux de consanguinité s’élevant à 0,254. C’est rarissime. Philippe IV et Marie-Anne d’Autriche ont 29 ans d’écart, aussi, à la naissance de Charles II, le Philou a déjà 56 ans. Lorsqu’il décède quelques années après, Charles devient roi d’Espagne à l’âge de quatre ans. Pour le commun des mortels c’est déjà très jeune, mais pour le pauvre Charles c’est d’autant plus compliqué qu’il est rachitique, malade et débile. Continuer la lecture

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Artemisia Gentileschi, artiste libre à la Renaissance

Si Artemisia Gentileschi a connu une grande renommée de son vivant, qu’en est-il plusieurs siècles plus tard ? Combien d’entre vous n’ayant pas fait l’Ecole du Louvre peut donner le nom de ses œuvres ou la situer dans le temps ? Allez, soyez honnêtes. Aujourd’hui, je vous parle de cette artiste et je mets en lumière ses œuvres. Découvrez la brillante Artemisia Gentileschi !

Gentileschi, la famille d’artiste

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Artemisia est née en 1593 à Rome dans une famille relativement aisée et elle a grandi dans un univers artistique important. Et pour cause, son père n’est autre qu’Orazio Gentileschi peintre et ami de Caravage ! Orazio Gentileschi va notamment partir à Paris, où il va peindre pour le palais du Luxembourg mais aussi à Londres, invité par le roi Charles Ier.

Dès sa plus petite enfance, Artemisia Gentileschi squatte l’atelier de son père, elle observe, elle apprend et un beau jour, elle prend elle aussi le pinceau et son père l’initie à la révolution caravagesque. Un renouveau dans la peinture qui va marquer le milieu de l’art. Artemisia Gentileschi est douée, c’est un fait, mais en plus, elle est soutenue par son père… Et à cette époque, c’est relativement rare. Une femme est bonne pour rester à la maison et à peindre des fleurs, des pommes à la limite, mais certainement pas des scènes baroques ! L’idée c’est de véhiculer des connaissances et des faits religieux par la peinture. En gros, vu que la plupart de la population ne sait ni lire ni écrire, elle peut apprendre l’Ancien Testament ou encore l’histoire en regardant des œuvres. La démarche est plutôt coolos et Artemisia s’y sent bien, elle est à l’aise.

Suzanne, la première œuvre d’Artemisia Gentileschi

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A 17 ans, elle peint Suzanne et les vieillards, une de ses peintures les plus célèbres qui retrace l’histoire biblique de Suzanne, une jeune fille qui n’a pas voulu se soumettre à deux vieux mecs et qui l’ont accusée d’adultère. Condamnée à mort, elle a finalement était blanchie par le prophète Daniel. Artemisia Gentileschi est la première artiste à représenter Suzanne comme une victime, fragile et harcelée et non comme une aguicheuse, pour faire ressortir la victime de ses bourreaux.

Orazio décide d’offrir à sa fille les cours d’un précepteur afin d’améliorer sa culture et enrichir ses œuvres… Faut dire que les Beaux-Arts sont interdits aux femmes… Eh oui, pas la peine de faire les beaux-art pour peindre des natures mortes pour les enfants.

Artemisia Gentileschi, violée par son précepteur

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A 19 ans, Artemisia Gentileschi devient dons l’élève d’Agostino Tassi. Ce n’est pas un inconnu, c’est un artiste célèbre qui travaille régulièrement avec Orazio Gentileschi, notamment pour la peinture des plafonds du palais des Roses à Rome. Le problème, pas des moindres, c’est qu’Agostino Tassi est plus attiré par les nichons de l’artiste que par son pinceau et il ne lui en faut pas plus pour la violer. La famille Gentileschi décide d’agir pour Artemisia et elle organise alors le mariage d’Artemisia avec son violeur. Eh oui, ce sont des choses qui se faisaient et font, hélas, encore maintenant ! Faut racheter l’honneur et la perte de virginité. Quelle horreur. Continuer la lecture

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