Noyades, fusillades, cuir humain : la violence de la guerre de Vendée

Il est certain que la Révolution Française est réputée pour ses votes à main levée et sa douceur… Ben, non ! Le XVIIIe siècle, et tout particulièrement la fin du siècle, est quand même assimilé à la guillotine et la terreur. La démocratie ne s’est pas faite en une poignée de main franche et amicale.

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 Une zone a été particulièrement touchée par la barbarie, c’est la Vendée. Certains parlent même de génocide franco-français et pour cause, les républicains et les royalistes se sont entre-tués entre 1793 et 1796. Au départ, les Vendéens accueillent plutôt favorablement la Révolution puis lorsque l’Assemblée vote la Constitution civile du clergé, ça commence à foirer… La colère gronde et finalement, on noie des enfants et on découpe la peau des hommes pour en faire des tambours. La tristitude de l’espèce humaine quoi…

Les raisons du mécontentement vendéen

La création de l’Eglise constitutionnelle ne plaît pas au clergé et on peut le comprendre, l’idée est de restructurer les diocèses et les paroisses. Sur 130, il ne reste que 83 paroisses, à savoir une par département. De plus, tous les membres du clergé doivent prêter serment et fidélité à la nation, à la loi, au roi (tant qu’il est là). S’ils ne le font pas ? Ils sont virés de l’Eglise. C’est bien simple. On fait pas de chichi. Continuer la lecture

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Salai, amant de Léonard de Vinci et modèle de la Joconde ?

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Et si derrière le portrait de la Joconde se cachait un homme ? Gian Giacomo Caprotti da Oreno est un modèle et probable amant de Léonard de Vinci. L’artiste lui a donné le doux surnom de Salai, découvrez son histoire.

La relation de Salai et Léonard de Vinci

 

Gian Giacomo est né aux alentours de 1485 à Milan dans une famille de vignerons. Son père Pietro di Giovanni entretient une partie du vignoble de Léonard de Vinci. Durant ses dix premières années, le jeune garçon est livré à lui-même, plus ou moins inculte, vêtu de guenille, maladroit mais il est très curieux et ça plait beaucoup à Léonard de Vinci qui décide de le prendre sous son aile. Il donne quelques pièces à son père et le recueille, il veut lui apprendre la peinture dans sa bottega. Dans son atelier, il l’initie avec d’autres jeunes personnes à la peinture lombarde, comme Francesco Melzi.

Les premières années ne se passent pas très bien entre le maître et le jeune garçon. Il le surnomme rapidement Salai (il salaino) qui signifie le petit diable car disons-le, il fait plein de conneries. Il ment, il vole de l’argent, des objets, de la nourriture (alors qu’il n’en manque plus) et il dépense sans compter, notamment pour s’acheter des vêtements et une vingtaine de paires de chaussures. Mais Léonard aime la présence de ce beau mec à ses côtés, il est gracieux et possède des cheveux fins et bouclés que le maître aime représenter dans ses carnets de croquis (parfois érotiques), mais pas seulement. En effet, Salai a servi de modèle pour de nombreux tableaux comme Saint Jean Baptiste. Continuer la lecture

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Les implants mammaires, histoire d’une intervention

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Aujourd’hui on va parler nichons, et avant de parler de grosses poitrines, on va évoquer les plus petites car elles ont la part-belle dans notre histoire. Si certains auteurs n’hésitent pas à évoquer les grosses tétines des femmes, la plupart des artistes, de l’Antiquité jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, représentent les femmes avec une petite poitrine. Même les femmes les plus rondes n’ont jamais d’énormes poitrines, comme les femmes de Rubens, par exemple. Mais alors ? Pourquoi la mode des poitrines généreuses est-elle arrivée au milieu des années 1940 et comment les augmentations mammaires ont-elles évolué pendant près de 70 ans ?

Les implants mammaires avant 1945

Les diktats de la mode étant différents et surtout les connaissances médicales et chirurgicales peu développées dans le domaine, les opérations pour augmentation mammaire sont très rares. A la fin du XIXe siècle, on fait quelques expériences, en 1889, le médecin Robert Gersuny injecte de la paraffine dans les poitrines pour en augmenter la taille… Les effets ne sont pas du tout ceux escomptés… Rapidement, le corps étranger provoque des nodules, des fistules et même des nécroses… Faut dire que les mecs n’hésitent pas à mettre tout et n’importe quoi dans les seins : du cartilage de bœuf, de la laine, des billes de verre mais aussi de l’ivoire (j’te dis pas le prix d’une paire de seins en bonnet D…) .

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Gallica 

Certains médecins décident alors d’utiliser des tissus de la patiente elle-même pour éviter ce genre de déconvenue… Surtout qu’à la fin les femmes meurent de septicémie, alors on tente de changer les méthodes et une nouvelle intervention a lieu en 1895. La patiente ne souhaite pas avoir une grosse poitrine mais lorsque son chirurgien, Vincenz Czerny, lui enlève une tumeur cancéreuse dans le sein, il essaye de déplacer une autre tumeur bénine afin de garder le même volume dans le sein. L’idée est bonne mais pas trop, ça n’a pas fonctionné et comme pour toutes les opérations mammaires avant 1945, les conséquences sont désastreuses pour la poitrine mais aussi pour l’état général de la patiente.

La première utilisation du silicone au Japon en 1946

Si au début du XXe siècle l’Europe et les Etats-Unis abandonnent l’idée d’injecter de la paraffine dans les nichons des femmes, la pratique s’implante en Amérique du Sud et en Asie (surtout au Japon), mais en remplaçant la paraffine par du silicone. En effet, dans les années 1940, les prostituées japonaises veulent séduire les GI présents sur le territoire et tentent alors de répondre aux critères sexy de l’époque, à savoir, les pin-up. Morphologiquement, les asiatiques n’ont généralement ni hanche ni poitrine généreuse alors la solution est l’injection de silicone. Continuer la lecture

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Le concile cadavérique de Formose, ou le procès d’un mort

Aujourd’hui je vous parle de Formose, le mec il est dans tous les mauvais coups avant et même pendant qu’il occupe la haute fonction de pape. Aussi, quelque temps après sa mort, les mecs sont tellement énervés contre lui qu’ils décident de déterrer son cadavre pour le juger… On imagine que ça devait bien puer la mort lors du procès mais peu importe, l’internet n’a pas d’odeur, voici son histoire !

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Qui est Formose ?

Formose est un homme d’église du IXeme siècle, il est né (environ en 816) dans un petit village d’Italie, ou à Rome, peut-être même en Corse, mais aucune source sure ne peut l’affirmer précisément donc on n’en sait rien et finalement c’est pas super important. On connaît son parcours à partir de 864, lorsqu’il devient évêque de Porto. Ensuite,il est amené à faire des missions diplomatiques en Bulgarie mais aussi en France. D’ailleurs, il devient très proche du roi, Charles II le Chauve, et c’est lui qui le persuade de se faire couronner par le pape pour asseoir son autorité. Niveau influence politique et religieuse, c’est déjà pas mal. Mais le Formose, il aspire à mieux. Ce qu’il veut, c’est être pape !

Les nombreux problèmes de Formose

A partir de 872, Formose est candidat au saint siège, mais clairement, l’Eglise, ou plutôt, les mecs qui la gèrent à ce moment-à, ils ne veulent pas de lui. Ils vont trouver des prétextes plus ou moins fondés pour l’évincer, et ça va marcher. Par exemple, on l’accuse d’avoir tenté de devenir archevêque en Bulgarie, d’avoir quitté son diocèse sans autorisation, d’avoir conspiré contre l’empereur romain, d’avoir attenté au pouvoir pontifical et même d’avoir dépouillé des monastères à Rome… Et il n’en faut pas plus pour qu’on décide d’excommunier Formose. Au moins comme ça, aucun moyen de devenir pape… Malin ! Six ans plus tard, alors qu’il promet de ne jamais remettre les pieds à Rome, ni de vouloir exercer dans l’Eglise, la sanction est levée. Ouf, Formose est à nouveau chrétien catholique… Mais il ne tombe pas dans la charité chrétienne, il a toujours le même objectif : devenir pape.

Formose, la quête du pontificat

En 883, Marin Ier est élu pape, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour Formose, son proche ami. En effet, Marin décide de profiter de son pouvoir pour rendre à Formose le diocèse de Porto. Malin comme un singe, ce dernier va gravir les étapes haut la main. A cette époque, on change de pape comme de chemise et ça joue en la faveur de notre héros. Marin Ier dure un an, Adrien III c’est pareil . Etienne V va, lui, faire l’effort durant six années et puis, le 6 octobre 891 Formose est enfin consacré pape. La classe, manifestement ça lui tenait à cœur. Ce qu’il ne sait pas, c’est que ça va être le début des emmerdes. Continuer la lecture

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