Le ski ? Tout schuss* sur son histoire

* Je fais genre je m’y connais mais en fait : non

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C’est seulement en 1922 que le baron Rotschild imagine la première station de ski française dans les Hautes-Alpes. Il s’agit de Megève. Aujourd’hui, la France est la première destination pour les sports d’hiver et possède plus de 400 stations dans tous le pays. Mais avant l’installation des remontées mécaniques et l’envie de remporter des médailles, le ski a une histoire plusieurs fois millénaire, découvrez-la à travers quelques anecdotes ! (C’est facile à lire, même sur un télésiège)

ski floconUllr et Skadi, le couple de divins skieurs

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Vous le voyez chausser ses skis et brandir son arc ? Il s’agit de Ullr, le dieu norvégien, la divinité de l’hiver, de la chasse et bien sur du ski. Très respecté, dans les sagas norvégiennes, il s’agit d’un géant de la montagne qui a épousé Skadi, la déesse du froid, de la montagne et des raquettes ! Ça ne s’invente pas.

A n’en pas douter, ces deux là ne devaient pas être frileux et savaient comment occuper leurs journées enneigées…

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Le ski, ça ne date pas d’hier

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Si l’on connait précisément la date à laquelle les premiers hommes ont marché sur la lune, difficile de dire quand est-ce qu’ils ont chaussé leurs premiers skis… Les peintures rupestres nous donnent cependant quelques indices. 10.000 ans avant notre ère, quelqu’un a dessiné dans l’Altaï des chasseurs montés sur de longues planches rectangulaires avec des perches dans les mains qui poursuivent des buffles et des chevaux. C’est déjà significatif ! Ensuite, une équipe d’archéologues a trouvé des skis en bois près du lac Sindor en Russie, ils dateraient du cinquième millénaire avant notre ère.

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Sur l’île de Rødøy, en Norvège, une gravure de plus de 6.000 ans représente un skieur tenant un bâton de rame. Proportionnellement, les skis mesurent entre 4 et 5 mètres. Aucune fouille archéologique n’a encore permis d’en retrouver d’aussi longs. Impossible donc de savoir s’il s’agit de skis pour se déplacer, pour chasser ou seulement cérémoniaux, mais une chose est certaine, la pratique du ski a plusieurs milliers d’années d’existence ! Continuer la lecture

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Sainte Agathe, pourquoi lui avoir arraché les seins ?

Aaah, c’est pas facile d’être chrétien au IIIè siècle, vraiment pas facile. Encore moins d’être chrétienne. On l’a déjà vu avec Sainte Cécile (qui a été ébouillantée) et Sainte Lucie (qui a reçu une épée en pleine gorge), aujourd’hui, je vous présente Sainte Agathe… On lui a arraché les seins. Évidemment, on a voulu porter atteinte à sa féminité. Découvrez pourquoi !

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illustrations Anna R.  anna-r.fr

Sainte Agathe, chrétienne convaincue

Pour les présentations, Agathe est née en 231 (certains disent 238) après la naissance de Jésus Christ dans une famille sicilienne blindée de pognon et réputée sur toute l’île. Dès son plus jeune âge, Agathe est profondément touchée par la foi chrétienne et honore chaque jour le seigneur. De fait, elle est bienveillante, à l’écoute de son prochain et vierge. Il n’en faut pas plus pour que Quintianus craque sur elle et veuille en faire sa femme. La jeune fille est jolie, pas une tâche et en plus elle a du fric et une excellente réputation, c’est bon pour les affaires.

 Sainte Agathe refuse le mariage

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Quintianus est consul, mais il est de basse extraction, ce qui le complexe un peu, alors un mariage avec Agathe de Catane peut le rendre plus influent voire l’homme le plus puissant de l’île. Lorsqu’il jette son dévolue sur la jeune sainte, elle n’est pas franchement emballée. Quintianus est beaucoup plus âgé qu’elle, c’est un ivrogne, un païen, un débauché et il est avide d’argent et de pouvoir. Ça ne correspond pas vraiment aux attentes d’Agathe et alors qu’elle a 13 ou 20 ans (selon les sources), la sainte refuse catégoriquement l’union. Ce mariage ne l’intéresse pas et ses parents la soutiennent dans son refus. Quintianus est vexé et il compte bien salir l’image d’Agathe. Tout d’abord, il l’envoie chez Aphrodisie, une mère maquerelle. En l’envoyant au bordel, Quintianus espère que la jeune fille va sombrer dans la débauche, perdre sa virginité et salir sa réputation. Mais il n’en est rien. Agathe passe ses journées à prier et ni les flatteries des hommes, ni les menaces de la maquerelle ne parviennent à la détourner de dieu et à la faire changer d’avis.

 Le martyre de Sainte-Agathe

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Du coup, Quintianus est non seulement vexé, mais en plus Le martyre de Sainte-Agathe, il estime qu’Aphrodisie est une incapable et il est bien vénér contre Agathe qu’il décide de jeter en prison. Mais même dans sa geôle, Agathe prie et n’en a que faire des menaces. Quintianus sort alors de ses gonds et demande qu’on torture la jeune fille, elle ne changera probablement pas d’avis mais la torture est ici vindicative. L’idée n’est plus d’épouser Agathe mais bien de la faire souffrir pour s’être opposée à lui. Parmi les différentes formes de torture, Agathe en a connu une réservée aux femmes, celle qu’on pratique pour se venger d’une épouse adultère ou ici pour avoir refusé le mariage. Continuer la lecture

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Léproserie d’Abades et l’histoire de la lèpre en Europe

Comme vous avez pu le constater sur les réseaux sociaux, ces dernières semaines je suis partie à l’étranger, c’est pourquoi le rythme de publication a un petit peu ralenti. Oui, après presque cinq ans (déjà) de travail intense à porter RMLH à bout de bras, un soutien sans faille de plus de 200 lecteurs sur Tipeee, plus des petits boulots (relous) et des prix attractifs chez RyanAir j’ai enfin pu prendre l’avion pour découvrir le monde (un article sur la Croatie est en cours de rédaction). Et c’était chouette.

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Je vous en ai déjà parlé sur twitter et facebook, le lundi 16 octobre j’ai visité la léproserie désaffectée d’Abades, sur l’île de Tenerife aux Canaries. Durant la matinée, j’étais toute seule à parcourir les chemins de terre pour découvrir la trentaine de bâtiments en ruine et la célèbre église et très franchement c’était super flippant (notamment parce qu’il y avait des seringues usagées, des tessons de bouteilles partout mais aussi des animaux morts… Genre une moitié de chat [ne clique pas si tu préfères les animaux vivants]…) ensuite d’autres touristes sont arrivés et j’ai moins eu l’impression que j’allais me faire égorger par un anarchiste canarien sous LSD, parce que c’est un peu l’ambiance des lieux quand même…

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Je quitte désormais mon ressenti pour vous raconter l’histoire de ce sanatorium désaffecté emblématique de l’île de Tenerife que j’illustre avec mes photos de vacances (ben quoi, on peut joindre l’utile à l’agréable, non?). C’est donc un article un peu différent des autres, mais pourquoi pas après tout !

La lèpre à Tenerife au XXème siècle

Au milieu du XXe siècle, quelques années après la Guerre Civile et l’arrivée au pouvoir de Franco, une épidémie de lèpre touche près de 200 personnes sur la seule île de Tenerife (ce qui en fait l’endroit en Espagne où la concentration de malade est la plus élevée du pays). Sur l’archipel, la religion est très importante et les habitants considèrent la maladie comme une punition divine. Or, il n’en est rien et les médecins décident qu’il est temps non pas de soigner les malades parce qu’on ne sait pas le faire, mais de les parquer dans un grand établissement où les conditions climatiques semblent bonnes pour ralentir la progression de la maladie (pour ceux qui y passent, le crématorium est également construit sur place afin d’éviter le contact avec les personnes saines). Le choix se porte sur la colline d’Abades, face à la mer, c’est assez éloigné des villages environnants.

Retour sur la lèpre en Europe

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La lèpre n’est pas une maladie du XXe siècle, loin de là, elle est connue depuis l’antiquité, en 600 avant notre ère, la maladie est déjà décrite en Chine, en Égypte mais aussi en Inde. Au Moyen Age la lèpre est un véritable fléau en Europe, les croisades ont largement contribué à propager la maladie mais les conflits en général et le commerce sont les principales causes de propagation de la lèpre. Il faut savoir que les conditions de vie médiévales ont permis à la lèpre de prendre ses aises dans les villages et de s’y installer confortablement, en effet, les ordures contaminées jetées dans la nature et dévorées par les animaux, eux même mangés par des humains suffisent à transmettre la maladie. Tout comme le fait de partager un repas avec les doigts à même le plat comme on le fait dans toutes les maisons au Moyen Age. Pour peu qu’un des convives ait la lèpre et bim, t’es foutu. Continuer la lecture

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Prostitution, les sanctions au fil des siècles [Histoire]

On dit souvent que la prostitution est « le plus vieux métier du monde », bon, c’est une connerie mais ça veut bien dire qu’elle ne date pas d’hier. Certains se plaisent à penser que dès la préhistoire, les femmes vendaient leur corps en échange de nourriture. Moi, je vois ça comme un flirt, une offrande, plutôt que comme de la prostitution mais si vous avez des infos ou des liens à ce propos, je veux bien réviser mon jugement.

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Ce que l’on sait, et on en est certain, c’est que dès les premières heures de l’Antiquité, les politiques et la religion ont tenté de légiférer sur la prostitution afin de la contrôler ou de l’interdire. La dernière loi date de 2016.

Voici un aperçu non exhaustif des mesures et souvent des sanctions visant les prostituées.

 L’Antiquité, de la liberté de se vendre à la sanction

Loin de vouloir interdire la prostitution, en Mésopotamie aux alentours du Ve siècle avant notre ère, Hérodote écrit qu’à Babylone, il existe une pratique qu’il juge honteuse. Les femmes doivent se prostituer au moins une fois dans leur vie pour rendre hommage à la déesse de la fertilité. Le procédé est bien rodé, on ne peut pas faire ça n’importe comment. La femme doit entrer dans le temple d’Inanna et attendre qu’un homme lui donne de l’argent et « s’unisse à elle à l’intérieur du temple » pour qu’elle s’acquitte de son devoir. C’est seulement après s’être prostituée qu’elle peut retourner chez elle, avec en prime la bénédiction de la déesse. En Lydie, toutes les filles sont amenées à se prostituer avant leur mariage (elle est encore loin l’idée de se marier vierge) afin de constituer leur dot. De plus, elles sont libres d’épouser qui elles souhaitent, les familles n’ont pas leur mot à dire. C’est plutôt classe. Certaines décident d’ailleurs de ne jamais se marier et deviennent des courtisanes, d’autres se découvrent être infertiles et ne pouvant fonder de famille et intégrer un foyer, elles redeviennent ou restent femmes « publiques », gagnant leur vie grâce à la prostitution.

Mais attention, si en Mésopotamie, c’est une action sacrée ou au moins complètement acceptée dans la société, la prostitution dans les civilisations gréco-romaines n’est pas aussi bien vue. Pour autant, durant l’antiquité grecque la prostitution est largement répandue et elle n’est pas interdite. On tente ceci-dit de la contrôler et surtout, on ne mélange pas les mamans et les putains. Démosthène écrit au IVème siècle, « Nous avons les courtisanes en vue du plaisir, les concubines pour nous fournir les soins journaliers, les épouses pour qu’elles nous donnent des enfants légitimes et soient les gardiennes fidèles de notre intérieur ».22365372_1313447262098819_1851781594308375640_n Continuer la lecture

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