François de Montmorency-Bouteville a perdu la tête.

François de Montmorency-Bouteville

« À défaut d’une mort digne, on peut rêver d’une mort noble. »

 

Nous appellerons notre protagoniste François. Né en 1600, le gros délire de François c’est de couper des têtes. Mais pas n’importe lesquelles, seules celles des mecs qui l’emmerdent. Au duel. Mais le duel a été plusieurs fois interdit, genre en 1599, 1602, 1613, 1617, et 1623. Mais que nenni, en 1625, François de Montmorency-Bouteville tue un comte, en 1626 il découpe un comte et blesse un baron. Le Baron de la Frette.

Louis XIII est bien véner’ de voir tous les membres de la noblesse se battre comme des chiffonniers.  Il va charger Richelieu de punir le duel sévèrement puisque l’interdiction n’est jamais respectée. A partir du 2 juin 1626, on coupe la tête de celui qui veut couper des têtes. Bien.

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Urbain Grandier, curé, libertin, condamné à mort.

Urbain Grandier, jeune curé ou abominable sorcier ? Urbain Grandier est considéré en 1634 comme un sorcier diabolique. Pour un curé, ce n’est que peu flatteur. Même s’il prend son état d’ecclésiastique très à cœur dans l’église Sainte-Croix de Loudun, … Continuer la lecture 

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Il était une fois, le droit commercial d’Henri IV à la banqueroute.

Sexy  Jean-Baptiste Colbert!

Du XVIème au début du XVIIIème siècle.

Avant Henri IV, il ne se passe franchement pas grand-chose, on échange peu en interne, encore moins à l’international, aucune politique commerciale n’est vraiment nécessaire. Il existe cependant des droits de douane aux frontières avec les péages et  tonlieux. Face à la montée en puissance des cités Italiennes et du commerce anglais, le royaume va se doter d’une politique douanière protectionniste.

Le mercantilisme apparaît au XVIème siècle. L’idée est simple : on accumule les métaux précieux Picsou n’a rien inventé, on défend bec et ongles l’économie nationale face à la concurrence étrangère et enfin on limite les importations à l’aide d’une réglementation du commerce, d’un fort contrôle douanier et on cherche des débouchés pour nos exportations : il faut vendre à l’étranger notre pinard et nos tissus.

  • Des débuts difficiles.

Barthélémy de Laffemas, ministre d’Henri IV à la fin du XVIème siècle, tente de mettre en place un protectionnisme en faveur des fabrications nationales, manufactures et tissus principalement,  dans le but de limiter les sorties d’or du territoire. Quelques années plus tard, le duc de Sully lui succède et souhaite limiter les importations alimentaires. Pour cela, il relance l’agriculture qui, selon lui, doit être capable de nourrir le royaume. Ces tentatives audacieuses resteront sans résultat.

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