Le mariage à Rome au IIIème siècle

Aujourd’hui je vous raconte l’histoire du mariage au IIIème siècle à Rome. Faut oublier la notion d’égalité des sexes et celle de liberté. En gros quoi. Moi je trouve pas ça super funky les liens sacrés (ou non) du mariage. En plus, tu ne peux pas te marier n’importe quand, n’importe comment. C’est un vrai rituel. Le mois de mai est vivement déconseillé, en revanche, juin c’est bien, c’est le mois de Junon, la déesse du mariage.

Les fiançailles

T’as 12 ans, c’est l’heure du mariage !

Dès que les (très) jeunes filles atteignent l’âge décisif de 12 ans, et parfois avant… Les parents passent en revue tous les bons partis du quartier, ou de la ville et vont tenter de les marier. Ensuite, le père va discuter avec l’autre père ou du garçon s’il est majeur autour d’un grand repas. Soit l’affaire ne marche pas, soit elle se conclue par des fiançailles. Il s’agit d’un discours officiel, d’une promesse, d’un contrat oral, l’échange des anneaux a lieu à ce moment là, pas lors du mariage. La jeune fille qui est alors promise se voit tenue d’observer toutes les règles de conduite insupportables imposées à la femme mariée. En gros, c’est l’état de mariage, sans le mariage. Pas de sexe avec un autre, c’est surtout ça. Et si l’un des deux fiancés rompt la promesse, il devra une compensation financière à l’autre.

Les fiancés ne doivent pas avoir moins de 7 ans, sinon les fiançailles ne sont pas valides… BIN OUAIS. A 7 ans moi, j’arrivais à peine à habiller ma barbie correctement. Faut dire que les shorts faisaient la taille des t-shirts, c’était pas facile de les différencier.

Légalement, le mariage ne prend effet qu’à 12 ans, même s’il a été consommé avant… Le jour du mariage, la fiancée doit porter une robe blanche nouée à la taille, seul l’époux a le droit de défaire ce nœud, à la fin de la journée pour consommer. Pour pécho quoi.

Pourquoi se marier si tôt ?

La vie est bien plus courte au IIIème siècle et les familles ont tout intérêt à (pro)créer du lien le plus tôt possible. L’idée c’est de faire des gosses pour unir les clans. Mais bon, les premières règles, la puberté, c’est pas à 7 ans les gars. Alors pourquoi marier des enfants ? Pour que les meufs ne subissent pas d’influence morale autre que celle de sa famille et de celle qu’elle épouse… Elles restent pures quoi…

 Le consentement

Oui, je le veux

Au IIIème siècle, l’union de deux jeunes époux nécessite leurs consentements. Légalement, c’est obligatoire. Or, à aucun moment les deux n’ont vraiment eu le choix de la rencontre ou de l’engagement. Le mariage a pour but de lier des familles afin de consolider les alliances et les fortunes. Faut pas venir parler de sentiment. Le père qui a droit de vie et de mort sur ses enfants peut aussi décider à qui les marier. J’veux dire, c’est le moins pire. Enfin, j’crois. Du coup, le consentement se traduit pas l’absence d’une opposition explicite… Et puis même si c’est explicite ça ne compte pas, sauf si le fiancé est jugé indigne ou taré. 

En revanche, si la fille est émancipée, ou affranchie, elle fait bien ce qu’elle veut. Mais qui voudrait d’une vieille fille ?

 La dot

Aboule le fric beau-père !

Evidemment, le mariage est une histoire de fric. On marie ses gosses pour assurer la stabilité du foyer et surtout du porte-monnaie. A l’époque, les dots sont très maigres. Les Romains ont très peu de biens mobiliers et les terres sont inaliénables. Aussi, certains mecs vont ruser, et c’est pas mal. C’est le cas de Cn. Scopion qui se trouve en Espagne pour taper sur des carthaginois. Alors qu’il n’est pas prêt de rentrer chez lui, sa fille est en âge de se marier et faut pas louper ça. Aussi, il envoie un courrier au Sénat expliquant qu’il n’a pas de quoi doter sa fille, d’autant plus qu’il est très loin pour servir Rome. Alors si toute fois le Sénat voulait lui être reconnaissant… Ni une ni deux, le Sénat dote la p’tite de 40 000 livres de bronze piochées dans le trésor public. 40 000 livres de bronze, ça fait pas grand chose, mais l’idée n’est pas d’enrichir le futur mari, mais plutôt de compenser les nouvelles charges à la suite de son mariage. Les nouvelles charges, en gros, c’est sa femme et les éventuelles servantes. L’idée c’est d’acheter un morceau de terre avec la dot. Seuls les revenus de l’époux doivent entretenir le mariage.

 La fidélité

Lol

 

Légalement, chaque Romain ne peut avoir qu’une seule épouse en même temps. Mais le mec peut avoir des maîtresses, rien ne l’interdit et la femme n’a aucun moyen d’agir. En revanche, le patriarcat est fier de vous annoncer par la bouche de Caton que

« si tu surprenais ta femme en adultère, tu pourrais la tuer sans jugement, et cela impunément ; mais elle, si c’était toi qui commettais l’adultère…, elle n’oserait pas te toucher du bout du doigt, et d’ailleurs elle n’en aurait pas le droit. »

A Rome, il existe l’empreinte du sang. Kézako ? Devient indigne de sang, celui ou celle qui l’a souillé par des rapports charnels illégitimes. En fait, l’homme ne peut pas voir son sang souillé car il a un rôle actif, donc il souille le sang de celle qu’il choppe. Mais, il y a un mais, l’homme qui se soumet aux désirs d’un autre homme « tel une femme » tombe alors dans le stupre et se voit souillé aussi (on parle de relations homosexuelles là, pour ceux qui ne suivent pas). Et à l’armée le « problème » se retrouvait souvent… Bin ouais passer des mois et des mois en campagne avec ses copains, ça crée des liens hein. Sinon, les mecs, ils allaient très souvent au bordel, c’est pratique quand ta femme fait la gueule, c’est mieux que de la violer, et en plus elle ne peut rien te dire #astuce ! Voici, trois fresques murales à tendance pornographique que l’on a retrouvé à Pompéi, sur les murs d’un lupanar. Genre, une levrette par-ci, amazone par-là, et un autre truc

En ce qui concerne les femmes, plus les années passent, moins les maris se vengent. Moins ils les égorgent. Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité… Ils se contentent de répudier les femmes adultères et de confisquer les dots. Aussi les meufs se retrouvent-elles sans argent, et à part retourner chez sa mère, c’est vraiment la sèremi.

On repassera pour l’égalité homme/femme hein…

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C’est MadJack qui a illustré cet article : TwitterFacebookBlog

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2 thoughts on “Le mariage à Rome au IIIème siècle

  1. Blog intéressant, le seul truc gênant c’est l’impression que l’auteur croit que tous ses lecteurs sont des crétins issus de la sous-culture ambiante, et qu’ils ne comprennent pas le vocabulaire français, qu’il faudrait remplacer par un argot peu élégant (Elle a pécho du Roi???). Les jugements de valeur ça fait tache aussi: quand on étudie l’Histoire on prend de la distance, c’est mieux. On demande pas un arbitre mais, un enseignement neutre.

    • Cher(e) Onym, tu n’as apparemment pas saisi l’esprit de ce site. L’idée est justement d’utiliser l’argot et autres tours de passe-passe stylistiques pour pouvoir apprendre des choses avec des tournures de phrases qui, bien qu’elles fassent, en effet, « populaires », ont le mérite de nous épargner le vocabulaire soporifique, m’as-tu-vu et pseudo intellectuel qu’on trouve dans nombre de textes à propos de l’Histoire.

      Si ça te plaît d’étudier le passé dans des bouquins chiants écrits par des académiciens de supermarché, vas y donc, et lâche nous la grappe, ce site n’est pas pour toi.

      Merci d’avance, et adieu!

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