Parle pas de bite si tu connais pas ton vagin, et autres trucs de féministes.

Douai, 1 juillet 1913

Les faits

Un beau jour, dans les années 1910, Monsieur X tombe amoureux d’une tendre et douce amie. Pour se marier, les deux amoureux font l’objet d’une visite médicale afin d’obtenir le certificat prénuptial. Indispensable pour la publication des bans, bref on s’en fout, la procédure on verra plus tard. Ou jamais.

Madame est bien vierge, Monsieur a ce qu’il faut là ou il faut. Youpitralala, ils peuvent se marier. Et ils le font, dans une belle église, avec une belle robe, des guirlandes dans la salle des fêtes et des grains de riz. C’est beau.

Et puis, en 1913, Madame quitte le domicile conjugal et demande le divorce pour impuissance. Elle se plaint d’être (encore et toujours) vierge.

La procédure

Afin de vérifier les dires de Madame, une commission de médecins se réunit. La solution est sans appel, il faut vérifier. Madame, jambes en l’air. Les médecins ne parviennent pas à effectuer de toucher vaginal, la jeune mariée se défend, elle hurle sa douleur. Seule l’insertion de l’auriculaire est réalisable par les médecins qui usent de patience et de douceur. Enfin, c’est ce qu’ils disent. L’examen de monsieur est rapide, il est 1) conçu correctement 2) d’une dimension plutôt supérieure à la normale.

Leur dit pas que ça vient de moi steuplé…

Alors, qu’en penser ? Les médecins estiment que face au comportement irritable et compliqué de Madame, Monsieur a laissé tomber l’affaire, alors qu’il est totalement apte à entretenir un coït en bonne et due forme (en fait, ils n’ont jamais examiné sa capacité à bander)

La Cour de Douai déboute la demande de divorce de Madame. Cependant, elle accorde, au bénéfice de Monsieur, la séparation de corps pour injures graves et abandon du domicile conjugal de Madame.

Explications

Alors que Monsieur a seulement dû exposer ses parties, Madame a été contrainte de se faire examiner en profondeur par des médecins. Ceci pouvant expliquer la nervosité. Franchement, tu serais à l’aise avec trois mecs en blouse blanche entre tes cuisses ? (Non, je ne veux pas savoir en fait.) Encore, au  début du XXème siècle, on préfère faire passer une femme pour une menteuse plutôt que d’accuser un homme d’impuissance.

Ce qu’il faut retenir

Mieux vaut une femme hystérique qu’un mari impuissant.

 

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3 thoughts on “Parle pas de bite si tu connais pas ton vagin, et autres trucs de féministes.

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  2. Bonsoir,
    Merci pour vos articles, c’est toujours un plaisirs d’apprendre par le biais de votre humour!!!!
    J’aurais voulu savoir quelles étaient vos source pour le certificat médicale, j’aimerais beaucoup lire les articles dessus.
    Merci!
    Capucine

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