Alexander Bogdanov, ou la transfusion sanguine mortelle

Pour rajeunir et continuer à bander, les hommes sont prêts à tout… Le médecin Serge Voronoff n’a pas hésité à greffer des couilles de singes sur des humains… C’est dire ! Aujourd’hui je vous parle de Alexander Bogdanov, de son vrai nom Alexander Alexandrovitch Malinovski, qui tentait les transfusions sanguines entre humains vivants… Un jour l’une d’entre elles l’a tué !

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Le saviez-vous ? La première transfusion sanguine a été faite en France le 15 juin 1667 par le médecin Jean Baptiste Denis. Le receveur est un adolescent qui est atteint de fièvre depuis 8 semaines. Après une vingtaine de saignées, le jeune homme a toujours de la fièvre mais il n’a plus beaucoup de sang, il présente une perte de mémoire mais aussi une fatigue excessive. Tu m’étonnes… Jean Baptiste Denis va alors prendre 3 onces de sang du patient et lui transfuser 9 onces, soit 300 mL, du donneur. Et le donneur n’est autre qu’un mouton ! On remarque rapidement une amélioration de l’état de santé du receveur.

L’histoire de la médecine ne cessera jamais de nous surprendre !

Qui est Alexander Bogdanov ?

Alexander Bogdanov, ou en russe  Александр Александрович Богданов , est né le 22 août 1873 à Sokolka, dans l’Empire Russe (aujourd’hui en Pologne). Dès son enfance, il touche à tout, il est très curieux et rapidement, il se tourne vers l’apprentissage de la médecine et de la psychiatrie. A coté de ses études, Alexander Bogdanov s’intéresse de très pres à la politique et au bolchévik. D’ailleurs, il va longtemps fréquenté Vladimir Lénine, ils sont rivaux mais s’apprécient. Durant la Première Guerre mondiale, Alexander est envoyé dans des hôpitaux militaires où il découvre des mecs coupés en deux qui se vident de leur sang… Aussi, des transfusions sanguines sont faites pour tenter de sauver le maximum de soldats. Et là, une passion est née chez Alexander Bogdanov. Continuer la lecture

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Irma Grese, la hyène d’Auschwitz

Sur Raconte-moi l’Histoire, j’ai pris l’habitude de dresser des portraits de femmes et d’hommes qui se sont démarqués par leur force, leur courage, leur vie, ou encore parce qu’ils ont fait de la merde mais que c’est un peu drôle. J’aime montrer le positif, l’amour, la joie, le bonheur et le cul aussi hein avouons-le. Bon ok, parfois je parle de torture… Mais aujourd’hui, je vous raconte l’histoire de Irma Grese. Une Allemande née en 1923 et qui s’est faite remarquer durant la Seconde Guerre mondiale. C’est vrai, elle a fait parler d’elle car était une garde SS dans les camps de concentration de Ravensbrück et Auschwitz.

Aujourd’hui je vous parle d’une histoire moche, celle de « la Hyène d’Auschwitz », au centre sur cette photo.

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Qui est Irma Grese ?

Le père de Irma Grese, Alfred, est un ouvrier de laiterie. Sa mère, Berta, est au foyer pour gérer la fratrie de cinq gamins. Trois filles et deux garçons. Globalement, c’est pas la belle vie pour Berta, elle s’occupe des enfants et Alfred en profite pour dilapider la paye dans un bistrot. Faut dire qu’il couche avec la propriétaire… Lorsque Berta l’apprend en 1936, elle décide de boire de l’acide chlorhydrique et elle décède, laissant cinq enfants orphelins et un mari vachement branché nazisme. A ce moment là, Irma a douze ans. Peu de temps après le décès de son épouse, Alfred rejoint le parti nazi et deux ans après, il se remarie. Il ne délaisse pas ses enfants mais il est bien content que l’état les prenne en charge. En 1938, Irma qui n’est pas bien douée à l’école décide d’arrêter d’y aller pour rejoindre la Ligue des jeunes filles allemandes (Bund Deutscher Mädel). A côté de ça, Irma Grese travaille en tant qu’aide-soignante et tente de devenir infirmière, mais elle n’y parvient pas.

Irma Grese intègre le parti nazi

La Bund Deutscher Mädel, c’est l’aile féminine des Jeunesses hitlériennes. Évidemment, on ne leur apprend pas à être libres et indépendantes… Non, on leur apprend à devenir de bonnes épouses, de bonnes mères et à être bonnes tout court (toute la journée du samedi est consacrée à la gymnastique).

BDM in der Landwirtschaft Continuer la lecture

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Casanova, l’abbé devenu célèbre libertin

Tout le monde connaît Casanova. Au moins de réputation… Un coureur de jupons, un séducteur, il les fait toutes craquer… En réalité, la personnalité de Giacomo Casanova est très intéressante et assez surprenante, révélatrice de la société du XVIIIe siècle. C’est pourquoi, je vous ai écrit cet article.

L’enfance de Giacomo Casanova

Le petit Giacomo est né le 2 avril 1725 à Venise, il est le fils de Gaetano Casanova et de Zanetta Farussi. Les deux sont acteurs et ont cinq autres enfants après la naissance de Giacomo Casanova. Vous vous en doutez, Giacomo est le prénom Jacques en italien. Pour des raisons évidentes de sexytude, nous allons l’appeler Giacomo tout le long de l’article. Le pauvre gamin n’a pas une très bonne santé, il est tout maigre et malade, mais il est heureux, il mange à sa faim et il reçoit une bonne éducation. Lorsque ses parents sont en tournée, c’est sa grand-mère maternelle Marisa Farusso qui l’élève, soit quasiment tout le temps jusqu’à ses dix ans. Ensuite, il quitte la maison familiale pour rejoindre l’école de l’abbé Gozzi puis il entre à l’université de Padoue pour apprendre le droit et la philosophie. Finalement, il se destine à devenir avocat ecclésiastique en obtenant un doctorat en droit canonique en 1742. Et sans rire, j’ai fait du droit canonique pendant deux ans, j’avais envie de chialer, je sais pas comment le mec a pu faire une thèse à ce propos…

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Faut avouer qu’il avait d’autres loisirs, une des servantes de la famille raconte être passée à la casserole dans les bras de Casanova alors qu’il n’avait que 15 ans ! Bref. Le mec entre dans les ordres et à l’époque, c’est plutôt classe.

Casanova, homme d’Eglise, militaire et grand joueur

Le 14 février 1740, Giacomo Casanova reçoit la tonsure. Je vous rappelle qu’un mec qui reçoit la tonsure fait don de lui-même à Dieu. Il rompt avec tous les plaisirs surtout charnels. Il passe de l’état d’homme laïque à homme d’Eglise. Certains religieux en plus de se soumettre à la tonsure, connaissaient la saignée. C’est à dire qu’ils offraient un peu de leur sang à Dieu ; en hommage, en signe de soumission. Bref, le 22 janvier 1741, Giacomo Casanova devient abbé de l’église San Samuele. Mais en fait… Ça ne va pas durer. Ben non… Fidèle à la réputation sulfureuse qu’il n’a pas encore, il va devoir quitter sa fonction car il fait un jour un sermon complètement bourré… Rompre avec la vie normale, ok mais à condition de picoler le vin de messe… Continuer la lecture

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Witold Pilecki, prisonnier volontaire du camp d’Auschwitz

Aujourd’hui je vous parle d’un homme incroyable. Il s’agit vraisemblablement du seul mec à s’être porté volontaire pour intégrer le camp de concentration (puis d’extermination) d’Auschwitz. Il n’a pas fait ça pour la gloire ou la reconnaissance éternelle (et heureusement parce que quand on voit comment il a été remercié), non, il s’est rendu prisonnier afin de donner des informations à l’armée polonaise puis aux Alliés, dans le but ultime de savoir ce qu’il se passait vraiment et pouvoir organiser une résistance à l’intérieur du camp. Et franchement, la vie dans un camp c’est autre chose que faire Koh-Lanta pendant 15 jours. Le pire, c’est qu’on l’a pas crû.

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Witold Pilecki, qui est-il ?

Dans la famille résistant, je voudrais le petit-fils… Witold Pilecki est né en Russie en 1901. Mais il est polonais d’origine. Depuis le XIXe siècle, la Pologne et la Russie ont des rapports un peu compliqués du fait même que la Russie souhaite anéantir la Pologne. Ben oui, ça n’aide pas à entretenir des rapports cordiaux. Aussi, entre 1861 et 1864, le grand-père de Witold Pilecki s’engage dans l’insurrection polonaise contre la Russie tsariste, mais c’est un fiasco alors la famille est déportée en Russie. En 1918, Wiltold se prépare à participer à la Première Guerre mondiale, mais elle touche à sa fin. Alors il va participer à la guerre entre la Russie et la Pologne. En 1919 et 1920, la Russie tente et réussit à pécho du terrain à la Pologne, et puis ça se calme. Witold est décoré de la croix militaire des braves, deux fois. C’est assez classe, il part se foutre au calme, dans la campagne polonaise.

Seulement voilà, le calme et la farniente, ce n’est pas dans l’air du temps : les armées allemande et russe envahissent le pays en septembre 1939, conséquence de l’alliance tactique entre Hitler et Staline. La capitulation de l’armée polonaise, le 28 septembre, est une claque pour les Pilecki. Le fils Witold, 39 ans, refuse cette fatalité et entre en résistance.

La Seconde Guerre mondiale

Dès 1939, Witold Pilecki combat dans la cavalerie polonaise contre la Wehrmacht et décide de mettre en place une action de résistance . Il forme l’Armée secrète polonaise. Faut dire qu’il y a une alliance tactique entre Hitler et Staline, la Pologne est dans la merde et le 28 septembre 1939, le pays capitule. Witold ne veut pas en rester là, il étend son réseau dans une grande partie de la Pologne. L’armée polonaise clandestine devient le mouvement de résistance le plus important de l’Europe occupée par les nazis.

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Lors de la première année de la Seconde Guerre mondiale, on entend parler des camps de concentration. On assiste à des rafles. Les personnes disparaissent et ne reviennent jamais. Sont-elles mortes ? Simplement détenues ? Quelles sont les conditions de détention ? Witold Pilecki veut en savoir plus. Il veut que les prisonniers résistent, que les camps explosent de l’intérieur. Mais comment faire ? Personne n’a accès aux camps. Impossible d’avoir des infos… Alors Witold va se procurer des faux papiers. Il va se faire passer pour un juif. Continuer la lecture

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