« Moi, porter les cornes, ça me fout les boules », l’histoire du cocu le plus véner de l’histoire de France

Personne n’est jamais content content d’être cocu-e, c’est vrai, savoir  son loulou, sa puce, sa moitié, son ou sa compagne partager le lit d’un-e autre, c’est généralement un flop pour l’ego. Sauf exception, par exemple, lorsque ta femme couche avec le Roi et devient sa maîtresse officielle. Dans ce cas, la famille touche tellement de fric pour laisser le Roi assouvir ses désirs que les proches en arrivent à oublier le nom de ladite maîtresse. C’est classique, c’est comme ça sous l’Ancien-Régime.

Mais il existe au XVIIème siècle un époux amoureux et un peu têtu qui n’acceptera jamais que sa femme lui échappe pour le roi, c’est l’histoire de Louis-Henri de Pardaillan de Gondrin. Soit, le Marquis de Montespan.

Lorsque Françoise-Athénais rentre au service de la Reine, elle a déjà deux enfants avec Louis-Francois. Ils sont mariés depuis 1663 et n’ont vraiment pas de fric, du coup, il est vraiment très fier de sa douce et jolie femme. « C’est bien chérie, t’as un bon job… Dommage que ce soit pas un 35h/ ». Et oui, les jeunes époux ne font que se croiser, d’un autre coté ça l’arrange le Loulou, il picole pas mal, joue beaucoup, et aime bien trousser les autres meufs, pour ça vaut mieux avoir de l’argent et une femme éloignée. Francoise rentre prendre quelques affaires et dormir un peu et part rejoindre la Reine, chaque jour. Et puis… Elle rentre de moins en moins souvent… Faut dire qu’après avoir viré Louise de La Vallière en 1674, Louis XIV lui a fait une place de choix dans son lit royal.

YOUPITRALALA, les Montespan vont être riches !

Que nenni, lorsque tout le monde vient féliciter l’heureux cocu, lui, il fait la gueule. Il aime sa femme, et puis, c’est un gascon, il a le sang chaud, il est super vénér. Aussi décide-t-il de faire peindre son carrosse vert-pomme en noir et d’y déposer des cornes de cerf, signe d’adultère. Quitte à être le cocu public, autant rigoler hein… Mais il ne rigole pas le Loulou, il ne rigole vraiment pas. Il va même jusqu’à ajouter des cornes sur ses armoiries…

Enfin, le Roi va tenter de le calmer en lui donnant de l’argent, puis en l’emprisonnant, puis en l’exilant, mais rien n’y fait. Francois-Henri va tout faire pour récupérer sa femme, genre refiler la chtouille à toute la cour ! Mais c’est une autre histoire que je vous raconterai plus tard !

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4 thoughts on “« Moi, porter les cornes, ça me fout les boules », l’histoire du cocu le plus véner de l’histoire de France

  1. Savoureux post et excellent concept de blog. Je m’abonne, partage et tout et tout. Oui, très emballé. Et bienvenue au passage sur mon blog parfois moins fun pour raconter l’Histoire. Bref, à bientôt forcément…

  2. C’est quoi, son petit nom, au Marquis de Montespan ? Parce qu’il se fait appeler Louis-Henri, Louis-françois, puis François-Henri. Déjà qu’il est cocu, le pauvre homme !… ;o))

  3. Pingback: La mauresse de Moret est-elle la fille de Louis XIV ? | Raconte-moi l'Histoire

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