Le lancer de renard, sport à la mode au XVIIe siècle

Au XVIIe siècle, twitter n’existe pas, candy crush non plus, alors pour passer le temps, la population lit des livres et se cultive. Non, je déconne, dans certaines parties de l’Europe, principalement en Pologne, on s’amuse au lancer de renard. En Allemand, ça se dit fuchsprellen. Quand on dit renard, on parle bien de l’animal ! Mais pas seulement, on peut aussi jouer avec les chats, les furets, les blaireaux et autres animaux sauvages.

Les règles du jeu

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C’est super simple… Il te suffit d’avoir des animaux mignons en quantité suffisante pour tenir toute une après-midi mais aussi d’avoir un espace clos. En général, on plante quelques poteaux dans un champ ou dans la cour d’un château, sur une surface plane et on tire des toiles entre les poteaux afin d’avoir une enceinte bien close (pour éviter que les animaux puissent s’échapper).

Ensuite, deux hommes tiennent une corde ou un filet de 7 ou 8 mètres, chacun par une extrémité. Les joueurs s’espacent de 6 ou 7 mètres, afin qu’une partie de la corde ou du filet touche encore le sol. Lorsque c’est bien le cas, une troisième personne ouvre la cage de l’animal de son choix et lorsque l’animal qui tente de fuir passe la corde ou le filet PAF les joueurs tirent sur les extrémités afin que l’animal décolle. Continuer la lecture

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Les pensionnats autochtones, le génocide culturel amérindien

Au XIXe siècle, les Canadiens ont eu une belle idée de merde, celle de créer des pensionnats pour les enfants autochtones (pour les Amérindiens quoi) afin de les civiliser. De fait, pendant plus d’un siècle (le dernier pensionnat a été fermé en 1996), les enfants étaient battus, exploités, humiliés… Découvrez les pensionnats pour autochtones ou le génocide culturel au Canada.

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 « Acquérir les pratiques des Blancs » dans les pensionnats

Les pensionnats avaient une mission très simple, retirer les enfants natifs américains à leurs parents afin de limiter l’influence de la culture autochtone, de leur apprendre les pratiques et les coutumes et ainsi en faire de parfaits petits Blancs. Ça fait flipper un peu et pourtant je n’invente rien, ce sont les mots du Premier ministre John A. Macdonald en 1883 : «  Les enfants indiens devraient être retirés le plus possible de l’influence de leurs parents, et la seule manière d’y arriver est de les placer dans des écoles industrielles où ils vont acquérir les habitudes et les pratiques des Blancs »

A l’époque on veut permettre aux enfants amérindiens d’avoir les mêmes chances de réussir leur vie que les Blancs. C’est plutôt cool, mais le faire en voulant gommer les différences culturelles, c’est moche. D’autant que les moyens mis en place ne permettent pas d’offrir des chances de réussite aux enfants, au mieux ils apprennent à lire et écrire, au pire ils sont humiliés du fait de leurs langues, de leurs coutumes ou de leur couleur de peau.

Entre 1880 et 1996, plus de 150 000 enfants ont été placés dans les pensionnats.

 Qu’est-ce qu’un pensionnat ?

La politique d’assimilation des Amérindiens par le Canada a été mise officiellement en place en 1880, or, entre 1830 et 1880, il existe déjà des établissements pour éduquer et convertir les natifs américains afin de les intégrer à la société. Des missionnaires catholiques en sont à l’origine « aime ton prochain, mais seulement s’il te ressemble! » En Nouvelle-France, ça ne convainc pas vraiment les parents amérindiens qui préfèrent garder leurs enfants auprès d’eux et il n’existe aucune loi et donc aucune institution pouvant les contraindre à mettre les gamins dans ces pensionnats. C’est ce qui va changer en 1876 avec la loi sur les Indiens :

« Notre législation indienne repose sur le principe que les autochtones doivent rester dans un statut de tutelle et être traités comme des pupilles ou enfants de l’État […] L’intérêt des autochtones comme celui de l’État requiert que tous les efforts soient faits pour aider l’homme rouge à sortir de sa condition de tutelle et de dépendance et il est clairement de notre savoir et de notre devoir de le préparer, par l’éducation et tout autre moyen, à un plus haut degré de civilisation en l’encourageant à assumer les privilèges et les responsabilités d’une citoyenneté entière. »

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Le gouvernement fédéral décide qu’il faut des dispositions liées à l’éducation des Amérindiens (entre autres…). Et là, ça marque mal car les peuples autochtones sont obligés de laisser les enfants (à partir de 6 ans) dans les pensionnats (non mixtes). Dans un premier temps, les chefs amérindiens ne sont pas contre, ils espèrent donner aux gamins la chance de s’adapter à la nouvelle société mais aussi d’avoir l’opportunité de ne pas se laisser dominer par les étrangers en connaissant leurs codes, leurs coutumes, leurs langues. D’un autre côté, le gouvernement espère rendre les peuples autochtones plus indépendants financièrement en les intégrant dans la société et le commerce car le gouvernement verse des fonds publics aux peuples autochtones, il s’agit d’une protection financière en échange de l’occupation des terres (et j’aime autant vous dire qu’ils ne sont pas gagnants les natifs Américains). Continuer la lecture

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Le lesbianisme ou l’amour entre femmes dans l’histoire

Aujourd’hui je vous parle de meufs qui s’aiment, qui se galochent et même qui couchent ensemble depuis des siècles et des siècles. Les lesbiennes ont toujours été effacées dans l’histoire, sauf lorsqu’il était question de les foutre au bûcher, comme les sorcières. Aujourd’hui, je vous raconte l’histoire du lesbianisme en Occident et puis plus particulièrement en France.

Le lesbianisme antique

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N’en déplaise à Sens Commun, la manif pour tous ou autres étroits d’esprit, le lesbianisme (et l’homosexualité en général) n’est pas récente et n’est pas non plus une question de mode. Eh oui, les femmes entre-elles peuvent s’aimer et elles le font depuis la nuit des temps. Nous n’avons aucune preuve de la présence du lesbianisme durant la préhistoire, ben ouais, les sources écrites sont plutôt rares, les peintures s’effacent mais durant l’antiquité les choses s’arrangent. D’ailleurs, le premier texte qui fait référence au lesbianisme date de 2300 avant notre ère. Soit, y’a plus de 4000 ans ! L’auteure est Enheduanna, la fille du roi Sargon d’Akkad. Elle est la grande prêtresse de Nanna, divinité en Mésopotamie. Enheduanna a écrit un chant en l’honneur d’Innana, déesse de l’amour et de la guerre. Elle décrit sa beauté et sa sensualité et se présente comme son épouse. Une meuf mariée à une meuf.

Mais la lesbienne la plus célèbre de la période antique n’est autre que Sappho ! La poétesse, en 600 avant notre ère, a écrit de nombreux textes décrivant l’amour et les relations intimes entre femmes. Elle revendique l’émancipation par la musique et les arts en général au sein de la communauté de femmes « Thiasos ». C’est d’ailleurs Sappho qui donne au mot Lesbienne le sens qu’on lui connaît. Enfin, c’est pas elle mais c’est grâce à elle. A l’origine, une lesbienne est une habitante de l’île de Lesbos en Grèce. On appelait la poétesse, Sappho la lesbienne, et puis vu qu’elle aimait les filles, on a décidé avec le temps de tout mélanger et hop lesbienne = aimer les femmes.

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On sait que durant l’Antiquité, en Grèce ainsi que sous l’Empire romain, le lesbianisme n’est pas perçu comme une déviance, une maladie ou truc vicieux du genre. Non, c’est juste normal. Ceci dit, on en parle très peu et on a très peu de sources à ce propos. Sur les vases et autres céramiques grecques, les femmes entre elles sont souvent représentées lascives, sensuelles, se caressant. Quel est le message ? On ne le sait pas bien.

Certains chercheurs, comme James Butrica, pensent que c’est parce que les hommes romains ou grecs (qui ont écrit les textes que l’on a conservés) n’acceptaient pas trop l’idée que des femmes puissent se donner du plaisir entre elles, et donc, sans la présence de l’homme. Ça fait mal à l’égo. Avec l’arrivée du christianisme et le Moyen-Age, on change clairement d’ambiance, vous connaissez l’Église, elle condamne à peu près tout. Continuer la lecture

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Sacrifice humain, hommage aux dieux Aztèques

Si certains hommes se nourrissent d’amour, d’eau fraîche, de pinard et de quinoa, certains dieux ont, eux, besoin de chair fraîche, de sang ou encore d’organes humains fraîchement découpés pour vivre heureux au temple des dieux. Dans les peuples précolombiens, comme les Aztèques, entre les années 250 et 1524 de notre ère, le sacrifice humain est pratiqué. Je vous explique aujourd’hui le pourquoi du comment.

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Le cosmos à l’origine du sacrifice humain

Selon les Aztèques, le monde a déjà été détruit plusieurs fois, lorsqu’il s’est reconstruit pour la quatrième fois, la déesse Terre a donné naissance à 405 entités. 400 Mimixcoax et 5 Mecitin. Alors que les 400 Mimixcoax se prélassent dans l’alcool et la luxure, les Mecitin chassent et cherchent de l’eau. Puis ces derniers ont été chargés de sacrifier les 400 autres branleurs, alcooliques et sex-addict, pour apaiser les dieux du cosmos afin que la Terre et le Soleil puissent s’en nourrir. Le sacrifice des 400 mecs a nourrit la Terre, la Lune et le cosmos en général et tout va bien dans le meilleur des mondes. La déesse-terre Tlaltecuhtli a besoin de cœurs humains et d’être arrosée de sang pour pouvoir fournir des fruits toute l’année. Le dieu-soleil, lui, a besoin de sang pour pouvoir se déplacer. Enfin, le dieu de la pluie, Tlaloc, lui, a besoin de sacrifices pour éviter la sécheresse mais aussi les inondations. On est loin de l’explosion démographique avec des Dieux comme ça… D’ailleurs, des chercheurs ont évoqué l’idée d’une régulation de la population par le sacrifice humain, mais rien de probant n’a été évoqué et ils ont abandonné l’idée. En revanche, le sacrifice humain joue bien un rôle politique. 

Le sacrifice humain, une cérémonie ritualisée

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Tout d’abord, il faut savoir que le sacrifice humain ne se fait pas n’importe où, n’importe comment et par n’importe qui. Au contraire, tout est prévu et on ne peut pas manquer au rituel, sinon ce n’est pas un sacrifice, c’est un meurtre (ben oui). En règle générale, les cérémonies ont lieu sur un autel sacrificiel dans les temples et plutôt en hauteur. L’idée est de se rapprocher du temple des dieux, dans le ciel. Il arrive parfois qu’on sacrifie des hommes dans des lieux non sacrés mais c’est vraiment en cas d’urgence ou de guerre. Le temple le plus célèbre pour ses sacrifices est el Templo Mayor, car il était considéré comme le centre du monde par les Aztèques. Au pied de la pyramide, on peut y voir une sculpture représentant Coyolxauhqui (la déesse-lune) en plusieurs morceaux. Lorsqu’un prisonnier de guerre est sacrifié en haut de la pyramide, son corps (ou seulement certaines parties) est précipité vers le bas. Le Temple Mayor peut accueillir jusqu’à 10 000 personnes.

Les méthodes de sacrifice humain sont diverses et variées… la plus célèbre est la cardiectomie : on couche un mec sur une pierre de sacrifice, cinq prêtres lui tiennent les bras, les jambes et la tête et un sixième lui ouvre la poitrine avec un couteau de silex pour lui enlever le cœur. Continuer la lecture

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