Brève. Guillotiné pour un peu de grain.

Fusiller de la garde de la Convention

Avant 1793, c’est d’abord icide Colbert à Law, puis , avec deux traités de 1703 et 1786.

  • Le Maximum du 4 mai 1793

Alors qu’en 1793 la France est en guerre, la Convention Montagnarde met en place un système très protecteur, en rupture totale avec le traité d’Eden de 1786 plutôt libéral. Il s’agit de la loi du Maximum du 4 mai 1793.

  • La terreur appliquée aux grains et farines

Chaque cultivateur doit rendre compte de ses stocks pour que l’administration au niveau régional puisse établir le prix du grain en fonction de l’offre et de la demande. Le but est d’éviter la spéculation : le producteur ne peut pas décider de cesser la vente pour pouvoir ensuite revendre à prix fort en période de disette. De plus, le grain ne peut être vendu que sur les marchés. Et si jamais le prix du grain ou de la farine est plus haut ou plus bas, le marchand reçoit une amende et est inscrit sur une liste de suspects, parfois exilés, parfois tués. Les contrebandiers sont exécutés. Bonne ambiance.

  • Le Maximum Général de septembre 1793

En septembre, le Maximum du grain se généralise. Charbon, étole, viande salée, bière… quasiment tous les produits, en fait, et surtout l’essentiel. De plus, les salaires sont figés. Les producteurs, pour éviter de vendre à perte, dissimulent leur production. Ceux qui sont trouvés sont tués. Un rationnement s’impose pour lutter contre la disette. C’est l’enfer, le peuple a faim alors qu’il est assiégé. L’application dirigiste a fait couper de nombreuses têtes…

La Convention thermidorienne fera abolir la loi en 1794.

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